L'Inspecteur général de l’IGF, Christophe Bitasimwa, a confirmé le début prochain de l’audit de l’état de liquidation de la paie des agents publics tel que souhaité par le Chef de l’Etat.
Il l'a déclaré le jeudi 5 mars 2026, au sortir de la réunion de cadrage relative à cet audit, présidée par la Première ministre, Judith Suminwa.
« Nous sortons d’une réunion qui a été présidée par Mme la cheffe du gouvernement. Il en ressort qu'effectivement le travail va bientôt démarrer. Il sera exécuté sous le pilotage personnel de la Première ministre, sous la coordination de son cabinet, de l’Inspection générale des finances et de tous les services sectoriels qui s’occupent du contrôle. Notamment, les différentes inspections générales sectorielles de la Défense, de la Police, de la Fonction publique et de l’Éducation participeront à ce travail pour rendre le rapport dans les plus brefs délais, soit un maximum de 30 jours », a-t-il expliqué.
Pour une enveloppe salariale à la hauteur des effectifs réels
Cet audit de l’état liquidatif de la paie des agents publics vise à garantir que chaque rémunération versée corresponde à un droit légitime et à un service effectivement rendu, tout en sécurisant durablement le paiement régulier et ponctuel des salaires.
La Commission a donc pour mission de veiller à la soutenabilité budgétaire et la sécurisation durable du système de paie. À la minutie, elle va vérifier les effectifs budgétaires autorisés, administratifs réels et ceux effectivement rémunérés par l'État. Un travail profond pour identifier, entre autres, les doublons, les agents fictifs, les irrégularités d'engagement, les écarts de liquidation et les dépassements budgétaires.
Rien d’alarmant dans la situation générale de la paie des fonctionnaires
Pour Christophe Bitasimwa, le processus de paie des salaires des agents et fonctionnaires de l’État est globalement sous contrôle. Les données actuelles ne sont pas au rouge.
« Il n’y a pas d’arriérés d’un mois ou de deux mois. La paie est courante […] Cet événement conjoncturel, qui a fait que la masse salariale augmente trop vite, fera l’objet d’une vérification rapide », a rassuré l’Inspecteur général de l’IGF.
Cette réunion de cadrage relative à l’audit de l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires de l’État est une première rencontre pour donner suite aux instructions du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, à l’occasion de la 79ème réunion du Conseil des ministres, en vue de contenir les pressions croissantes exercées sur la trésorerie de l’Etat par l’accroissement de la masse salariale. Une séance de travail importante à laquelle ont participé, entre autres, les vice-premiers ministres du Budget, de la Fonction publique, Modernisation de l'administration, et Innovation du service public et de la Défense nationale et des Anciens combattants, la ministre de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté, les vice-ministres du Budget et des Finances, le premier président de la Cour des comptes ainsi que l’Inspecteur général-Chef de service de l’Inspection générale des Finances (IGF).
Lors de la 79ème réunion du Conseil des ministres sus évoquée, le Président de la République avait en outre rappelé que le salaire des fonctionnaires n’est pas une simple variable budgétaire :
« Assainir la paie ne vise donc nullement à fragiliser les agents régulièrement engagés, mais à les protéger contre les dysfonctionnements et les charges indues qui menacent la soutenabilité du système et provoquent des retards socialement inacceptables », avait-il souligné.
À travers cette opération, le gouvernement Suminwa s’inscrit également dans une démarche thérapeutique pour aborder les problèmes structurels de la paie, afin d'aboutir à une solution définitive et durable sur cette question sensible qui dure depuis plusieurs années. Optimiste quant à l’avenir, l’Exécutif central multiplie ainsi les efforts pour maîtriser les pressions diverses sur la trésorerie de l’État afin de protéger le pouvoir d’achat des ménages qui constitue d’ailleurs le premier pilier de son Programme d’actions.
Bienvenu Ipan