Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a souligné l'urgente nécessité que le gouvernement adopte une approche anticipative et coordonnée afin d’atténuer les effets de la guerre au Moyen-Orient, de préserver la stabilité macroéconomique et de protéger le pouvoir d’achat des populations.
À cet effet, il a, lors de la quatre-vingt-deuxième réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le vendredi 13 mars 2026, chargé la Première ministre de veiller à la mise en œuvre diligente des orientations suivantes :
Examiner, par le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, la possibilité de prendre, si les circonstances l’exigent, des mesures temporaires relatives aux prix des denrées de première nécessité.
Engager, sous la coordination du vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale et du vice-Premier ministre, ministre des Transports, en collaboration avec le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, des consultations avec les organisations professionnelles afin d’assurer une surveillance accrue des pratiques tarifaires dans le secteur des transports et d’identifier des mécanismes d’atténuation au profit des PME.
Garantir, sous la conduite de la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, en coordination avec les ministres de l’Économie, du Budget et des Finances, la continuité de l’approvisionnement en carburant et examiner le renforcement des stocks stratégiques nationaux.
Organiser, par le ministère des Mines, en synergie avec le ministère des Hydrocarbures et le ministère des Finances, une concertation avec les opérateurs miniers afin d’évaluer l’impact de la hausse des coûts énergétiques et préserver la stabilité des activités minières.
Élaborer, avec le Vice-Premier ministre, ministre du Budget et le ministre des Finances, des scénarios budgétaires actualisés pour l’exercice 2026 intégrant différentes hypothèses d’évolution de la conjoncture internationale.
Assurer une coordination étroite entre le Gouvernement et la Banque centrale du Congo afin de préserver la stabilité du taux de change et, le cas échéant, prendre des mesures appropriées pour une gestion optimale des réserves de change.
Les analyses déjà produites par différents ministères sur ces questions pourront utilement alimenter cette démarche.
La Première ministre a également été chargée d’en assurer la consolidation, de coordonner la mise en œuvre des présentes instructions et de produire un rapport d’exécution tous les quinze jours.
Au cours de la 82e réunion du Conseil des ministres, Félix Antoine Tshisekedi, a attiré l’attention des membres du gouvernement sur l’évolution récente de la situation géopolitique internationale, notamment les tensions au Moyen-Orient qui commencent déjà à affecter les marchés énergétiques et financiers mondiaux.
Ces développements, a-t-il alerté, pourraient entraîner des répercussions indirectes sur l’économie nationale, notamment à travers :
la hausse des prix de l’énergie ;une inflation importée ; des incertitudes sur les exportations minières ; des pressions possibles sur les finances publiques et le taux de change.
"Même si l’économie nationale demeure globalement résiliente, cette conjoncture exige vigilance, cohésion et réactivité", a averti le chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi cité dans le compte-rendu fait par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.
Bienvenu Ipan