Le ministère de l’Emploi et du Travail a annoncé le déclenchement d’une action « ferme et immédiate » visant à mettre fin aux pratiques illégales liées au recours abusif à la main-d’œuvre étrangère en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué signé ce 10 avril 2026, les autorités dénoncent la persistance de certaines entreprises à contourner délibérément la législation en vigueur. Celles-ci privilégieraient l’embauche de travailleurs expatriés au détriment des Congolais, en violation des textes réglementaires.
Le ministère rappelle que "toute embauche d’un travailleur étranger sans autorisation préalable constitue une infraction administrative grave, conformément à l’arrêté ministériel du 9 octobre 2025. De même, l’occupation par des étrangers de postes réservés aux nationaux est formellement interdite, en vertu des dispositions réglementaires en vigueur depuis 1986".
Face à ces manquements, le gouvernement prévoit des mesures ci-après :
* Une opération nationale de contrôle renforcé et ciblé est déclenchée sans préavis sur l'ensemble du territoire national ;
* Toute situation d'irrégularité fera l'objet de mesures immédiates, y compris l'expulsion administrative des travailleurs concernés en collaboration avec les services compétents ainsi que la suspension partielle ou totale des activités des entreprises fautives ;
* Les dirigeants et responsables des entreprises impliquées pourront voir leur responsabilité engagée conformément aux textes en vigueur.
Toutefois, un délai de trente jours calendaires est accordé aux employeurs pour régulariser la situation administrative de leur personnel expatrié. Passé ce délai, les contrevenants s’exposent à des mesures plus sévères, pouvant aller jusqu’à la saisine des juridictions compétentes.
À travers cette initiative, le gouvernement entend renforcer la souveraineté économique du pays et garantir une meilleure protection des compétences nationales. Il prévient qu’aucune tolérance ne sera accordée aux pratiques de fraude, de substitution abusive de la main-d’œuvre ou de marginalisation des travailleurs congolais.
Divine Mbala