Les pays africains bénéficiant de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) disposent désormais d’un délai supplémentaire pour continuer à accéder au marché américain sans supporter certains droits de douane. Cette mesure présidentielle américaine prolonge jusqu’au 31 décembre 2026 les avantages commerciaux prévus dans ce dispositif.
Cette décision, signée par Donald Trump, permet aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles de maintenir l’accès préférentiel au marché des États-Unis pour une large gamme de produits exportés. Le dispositif vise notamment les produits manufacturés, certains produits agricoles ainsi que les textiles et vêtements, secteurs qui représentent une source importante de revenus pour plusieurs économies africaines.
En plus des exonérations douanières, Washington a également prolongé plusieurs programmes liés à l’industrie textile, notamment celui portant sur les vêtements fabriqués dans la région ainsi que le mécanisme autorisant l’utilisation de tissus provenant de pays tiers. Ces mesures restent applicables jusqu’à la fin de l’année 2026.
Pour les pays concernés, cette prolongation offre davantage de visibilité aux opérateurs économiques et aux investisseurs. Les entreprises exportatrices disposent d’un horizon supplémentaire pour poursuivre leurs activités dans un contexte international marqué par des fluctuations économiques et des tensions sur plusieurs marchés.
L’AGOA, mis en place en 2000 par les États-Unis, a pour objectif d’encourager les échanges commerciaux avec les pays d’Afrique subsaharienne en ouvrant plus largement le marché américain à leurs produits. Son accès reste toutefois conditionné au respect de plusieurs critères liés notamment à la gouvernance, aux réformes économiques et à l’État de droit.
Cette nouvelle décision présidentielle comporte également une évolution concernant le Gabon, qui retrouve son statut de pays bénéficiaire après l’avoir perdu précédemment. Le retour du pays dans le programme prendra effet à partir du 1er janvier 2026.
Pour plusieurs économies africaines, la poursuite des exonérations de droits de douane représente une opportunité de préserver des débouchés commerciaux déjà établis, tout en soutenant les exportations et l’activité des secteurs tournés vers les marchés extérieurs.
Jean-Baptiste Leni