Les prix de plusieurs produits miniers exportés par la République démocratique du Congo ont enregistré des évolutions contrastées sur les marchés internationaux au cours de la période allant du 25 au 30 mai 2026, selon les mercuriales publiées par les autorités compétentes.
Du côté des produits en baisse, l’or a reculé de 152,89 à 149,49 dollars le gramme, tandis que le cuivre est passé de 13 681,93 à 13 558,45 dollars la tonne. L’argent a également connu une diminution, son prix chutant de 27 à 24 dollars le gramme.
La même tendance baissière a été observée pour les lingots d’aluminium, dont le cours est passé de 1 714,42 à 1 494,43 dollars la tonne. L’étain a, quant à lui, enregistré une baisse notable, passant de 53 611,00 à 50 223,75 dollars la tonne.
À l’inverse, plusieurs minerais stratégiques ont affiché une progression. Le nickel a vu son prix augmenter de 16 904,41 à 17 152,70 dollars la tonne. Le germanium est passé de 7 695,00 à 8 336,25 dollars le kilogramme, confirmant l’intérêt croissant pour ce minerai utilisé dans les technologies de pointe.
Le zinc a également progressé, passant de 3 459,05 à 3 536,90 dollars la tonne. Le concentré de niobium a suivi la même dynamique, avec une hausse de 6 113,24 à 6 215,65 dollars la tonne.
Par ailleurs, le cobalt, principal produit minier d’exportation de la RDC, est demeuré stable durant cette période, conservant son prix de 55 600 dollars la tonne.
Dans l’actualité, le ministre des Mines avait suspendu, le week-end dernier et pour une période de trois mois, toutes les activités minières dans les territoires de Mwenga et de Shabunda, dans la province du Sud-Kivu.
Selon le document, cette décision fait suite à la recrudescence des activités minières illicites signalées dans ces deux territoires. Le ministère indique s’appuyer notamment sur les rapports des services publics compétents ainsi que sur les conclusions d’enquêtes parlementaires ayant mis en évidence des pratiques illégales dans le secteur minier.
Le gouvernement estime que ces activités ont des conséquences négatives sur la sécurité et l’intégrité du territoire national, certaines exploitations étant soupçonnées de contribuer au financement d’actions de déstabilisation des institutions de la République.
Divine Mbala