Dans un rapport sur le potentiel fiscal de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), le Centre de recherches en finances publiques et développement local (Crefdl) relève des pratiques de corruption et des mauvaises gouvernances dans la mobilisation des recettes dans six communes de la ville.
Le Crefdl constate l’existence de circuits parallèles de collecte des taxes et impôts, où certains individus non identifiés, souvent des agents nouvellement affectés ou des membres des cabinets des bourgmestres, collectent des taxes en marge des circuits officiels.
Selon le Crefdl, cette pratique n’épargne pas les autorités elles-mêmes, car certains bourgmestres vont jusqu’à percevoir certaines taxes « à la main », comme c’est le cas pour les actes de mariage qui, non seulement varient en fonction du client en face, mais aussi échappent dans la plupart des cas au trésor public.
Cette structure regrette également que même le peu de recettes perçues par les communes soit souvent consommé à la source, notamment pour le fonctionnement et le remboursement du transport des agents.
Ces pratiques privent les communes d’importantes ressources et retardent leur développement.
Ce rapport s’inscrit dans le cadre de la mission de l’Union européenne d’assistance technique au partenariat entre l’UE et la RDC, avec pour objectif de contribuer au développement économique et social durable de la République démocratique du Congo. Les objectifs sont, entre autres, la réduction des inégalités et la stabilisation durable du pays.
L’UE espère par ailleurs que les résultats d’une telle enquête soient le point de départ de réflexions et d’amélioration de la gouvernance au niveau local en RDC