Dans son livre blanc sur la transformation de certains minerais stratégiques que possède la République démocratique du Congo (RDC) dans son sous-sol, à l’instar du cuivre, du cobalt et du lithium, l’ONG Resource Matters appelle le gouvernement à identifier « des entreprises qui ont à la fois un accès direct à une quantité suffisante de cobalt et l’expertise requise pour la production de précurseurs » des batteries pour véhicules électriques.
« Cela limite de manière significative le nombre de candidats », estime Resource Matters,
Avant d’ajouter :
« Il faudra non seulement créer l’entreprise de partenariat qui permette de réunir ces compétences, mais aussi prévoir le transfert de ces compétences vers la partie congolaise impliquée dans le projet ».
Cette recommandation s’inscrit dans la continuité de l’accord-cadre qui, selon l’ONG, préconise la création d’une société d’exploitation (OpCo) en consortium avec des investisseurs publics et privés de la RDC et de la Zambie, sous la direction de la Commission économique pour l’Afrique et d’Afreximbank.
Resource Matters conclut :
« La RDC ne manque ni de ressources ni de partenaires pour transformer localement son cobalt. Mais cela requiert une politique industrielle ambitieuse, cohérente et rigoureusement appliquée. Le projet d’usine de précurseurs ne pourra aboutir sans un effort concerté pour stabiliser le marché, sécuriser les intrants, garantir l’approvisionnement en énergie et attirer des investisseurs expérimentés. En s’engageant résolument dans cette voie, le pays pourrait enfin occuper une place stratégique dans la chaîne de valeur mondiale des batteries, et ainsi transformer un avantage géologique en levier de développement durable »