Après une évolution positive et accélérée observée jusqu’au 22 décembre 2025, le cours du cobalt marque le pas sur le marché international. Passé de 50 958 dollars USD à plus de 52 000 USD la tonne en l’espace de quelques semaines, ce minerai stratégique, dont la RDC demeure le premier producteur mondial, stagne à son dernier cours.
Plus de deux semaines après ce pic, les mercuriales des prix des produits miniers à l’exportation indiquent une stagnation, voire un léger repli. Pour la période du 5 au 10 janvier 2026, le cobalt est coté à 52 107 USD la tonne, contre 52 111 dollars la semaine précédente, soit une baisse légère.
Cette quasi-stabilité contraste avec l’élan observé en décembre dernier, période durant laquelle le cobalt avait vu son cours grimpé rapidement, porté notamment par la demande dans les industries.
Le ralentissement constaté en ce début d’année 2026 suggère une phase d’attentisme, dans un contexte mondial encore marqué par des ajustements de stocks et des incertitudes sur la demande à court terme.
La stagnation du cobalt intervient alors que plusieurs autres produits miniers exportés par la RDC affichent des tendances contrastées. Selon les mêmes mercuriales du ministère du Commerce extérieur, le cuivre poursuit sa progression, passant de 11 928 à 12 366,60 dollars la tonne, tandis que l’or enregistre également une hausse, de 142,78 à 143,86 dollars le gramme.
Le tantale, le germanium, le nickel, l’argent, le concentré de tungstène et les lingots d’aluminium évoluent eux aussi à la hausse sur la période considérée.
À l’inverse, certains minerais suivent une dynamique similaire à celle du cobalt. L’étain recule de 43 070 à 42 708,75 dollars la tonne, tandis que le concentré d’étain (cassitérite) passe de 13 739,33 à 13 624,09 dollars la tonne, confirmant une tendance baissière sur ces segments.
A noter que dans un contexte où la RDC reste un acteur central de l’offre mondiale, l’évolution du cobalt continuera d’être scrutée de près, tant par les opérateurs miniers que par les autorités, au regard de son impact direct dans les industries électroniques et sur les recettes de l’Etat congolais.
Jean-Baptiste Leni