En République démocratique du Congo, la modernisation du secteur de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) est entravée par des pratiques de gestion obsolètes et une opacité financière persistante. C’est ce qui ressort du rapport d’étape du contrôle de gestion des établissements publics de l’ESU intitulé : « Entre responsabilités et résultats : rapport d’évaluation de la gouvernance des établissements publics de l’ESU 2024-2025 », présenté par la ministre de tutelle au Conseil des ministres tenu le vendredi 9 janvier 2026 à Kinshasa.
Selon le compte rendu du gouvernement fait par le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ce diagnostic sans appel confirme le besoin d’une intervention urgente sur trois (3) plans :
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Crise de redevabilité : L’audit révèle une déconnexion entre les recettes captées et la qualité des infrastructures pédagogiques, justifiant les inquiétudes de la haute hiérarchie ;
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Dysfonctionnements organisationnels : La persistance de circuits de gestion opaques nuit au déploiement optimal du système LMD et fragilise l’autorité académique ;
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Insécurité foncière : Le rapport documente plusieurs cas critiques de menaces sur les actifs fonciers et immobiliers de l’État, nécessitant une sécurisation juridique immédiate.
Ce rapport présente en détail, établissement par établissement, les écarts de gestion, les responsabilités individuelles identifiées ainsi que les preuves documentaires collectées.
« La ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations a rassuré de la poursuite de la mission d’assainissement entamée pour restaurer l’excellence au sein de nos établissements. Elle permettra d’affiner le diagnostic et d’élaborer des recommandations définitives pour une gestion optimale du secteur, conformément à la vision du président de la République », a-t-on lu dans le compte rendu.
Bienvenu Ipan