Budget 2026 : le gouvernement amorce des consultations pour une loi de finances rectificative

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PAR Deskeco - 11 mar 2026 12:15, Dans Finances

Le vice-Premier ministre chargé du Budget, Adolphe Muzito , a entamé le lundi 9 mars à Kinshasa, une série de consultations en vue de l’élaboration de la loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. 

Aux côtés du vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana, le ministre a successivement échangé avec plusieurs membres du gouvernement. Parmi eux figurent le vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, Daniel Mukoko samba, ainsi que le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean pierre Bemba.

Ces échanges ont permis aux responsables gouvernementaux d’examiner les principales orientations économiques à intégrer dans le collectif budgétaire de 2026. Les discussions ont notamment porté sur l’ajustement des prévisions de dépenses publiques afin de mieux les adapter aux réalités économiques actuelles.

Selon le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, la révision du budget s’inscrit dans un engagement pris entre le gouvernement et le Parlement lors de l’adoption de la loi de finances initiale.

« Vous savez bien dans quel contexte la loi de finances 2026 avait été votée par le Parlement. Il y avait un accord entre le Parlement et le gouvernement pour qu’à la première session de cette année, donc à la session de mars, le gouvernement puisse déposer une loi rectificative des finances afin de mieux tenir compte de l’évolution de certains paramètres économiques. Mais aussi, dans la situation dans laquelle nous nous trouvons depuis le déclenchement de la guerre en Iran, de prendre en compte l’impact de cette guerre sur l’économie nationale », a déclaré Daniel Mukoko Samba.

Arrêté à 54 335,7 milliards de francs congolais, soit environ 22 milliards de dollars américains, le budget 2026 enregistre une progression de 17 % par rapport à l’exercice 2025. Il s’inscrit, par ailleurs, dans une trajectoire budgétaire triennale visant le renforcement progressif de la pression fiscale, passant de 12 % en 2026 à 13 % en 2027 et 15 % en 2028, avec pour objectif d’atteindre, à l’horizon 2030, la moyenne de l’Afrique subsaharienne estimée à 17 %.

Divine Mbala

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