RDC : par un décret en préparation, le gouvernement envisage d’exclure du secteur public les gestionnaires fautifs

Doudou Fwamba
Doudou Fwamba
PAR Deskeco - 09 avr 2026 16:11, Dans Actualités

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale, mardi 7 avril, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance des projets publics, en particulier ceux financés par les bailleurs de fonds.

Dans son allocution, il a annoncé qu’une réforme majeure a été soumise au gouvernement il y a une dizaine de jours, portant sur la gestion des unités de projets et programmes. Ce texte, en attente de validation en Conseil des ministres, vise à assainir les pratiques et à renforcer la redevabilité dans la gestion des fonds publics.

« Nous continuons à veiller afin d’améliorer les mécanismes de gouvernance de nos projets », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de mettre fin aux mauvaises pratiques qui compromettent l’efficacité des investissements publics.

Le ministre a précisé que cette réforme introduira des mesures strictes à l’encontre des gestionnaires fautifs. Un décret, qui devrait être signé par la Première ministre, interdira désormais à toute personne reconnue coupable de mauvaise gestion d’un projet gouvernemental d’exercer à nouveau dans le secteur public.

Une réponse aux revendications de la société civile ?

Cette annonce intervient dans un contexte de pression croissante de la société civile congolaise, qui, depuis plusieurs années, dénonce des cas récurrents de mauvaise gestion, de détournements présumés et de faible impact de certains projets financés par des partenaires techniques et financiers.

Plusieurs organisations citoyennes plaident pour des réformes structurelles visant à renforcer la transparence, la traçabilité des fonds. Elles réclament notamment la publication systématique des rapports d’exécution des projets, ainsi que des sanctions exemplaires contre les responsables impliqués dans des irrégularités.

Par ailleurs, le projet de décret annoncé par le ministre des Finances pourrait être perçu comme une avancée significative dans la réforme de la gouvernance publique dans le pays. 

Divine Mbala

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