En 2025, la République démocratique du Congo (RDC) a produit 3 485 269 tonnes de cuivre, selon les statistiques définitives de la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM) du ministère congolais des mines.
Ce chiffre est en baisse par rapport à celui évoqué dans les statistiques provisoires publiées par la même entité début janvier, qui mentionnait 3 503 539,84 tonnes de cuivre produites au cours de l’année 2025.
Pour ce qui est de l’exportation, la RDC a exporté 3 403 006,63 tonnes de cuivre en 2025 selon le rapport définitif, chiffre encore inférieur à celui du rapport provisoire, soit 3 407 134,98 tonnes.
« Après avoir atteint un pic de 315 590,11 tonnes au mois de juillet, les exportations de cuivre ont connu un léger tassement au mois de novembre avant de reprendre une tendance haussière en décembre », observe la CTCPM.
Par ailleurs, la production de cuivre en 2025 est cyclique et présente une certaine instabilité, avec deux pics majeurs : un premier au mois de juin dépassant la barre des 318 000 tonnes et un second en octobre avec 311 078,41 tonnes, selon la Cellule.
En 2026, la décision de la Chine de suspendre ses exportations d’acide sulfurique, à la suite du conflit au Moyen-Orient, va impacter la production du cuivre et du cobalt en RDC, selon Jeune Afrique.
En effet, environ 20 % de l’offre mondiale de cuivre dépend d’un procédé qui utilise de l’acide sulfurique pour lessiver le cuivre des minerais oxydés. Avec environ 50 % de l’offre mondiale de soufre transporté par voie maritime coupée, notamment dans le détroit d’Ormuz, les marchés du soufre et de l’acide sulfurique deviennent extrêmement tendus.
Pourtant, la Chine, qui détient 45 % de la production mondiale d’acide sulfurique et en est le premier consommateur, a suspendu ses exportations début mai et jusqu’à nouvel ordre. Pékin favorise désormais sa demande locale parce que le conflit au Moyen-Orient s’accentue.