Mobile money en RDC : «C'est mon œuvre», affirme Jean-Claude Masangu Mulongo

Il question de s'assurer d'une justice fiscale qui  veut que tous les contribuables paient leur juste part d'impôts qui ne soit ni  exagérée ni minorée
Il question de s'assurer d'une justice fiscale qui veut que tous les contribuables paient leur juste part d'impôts qui ne soit ni exagérée ni minorée
PAR Deskeco - , Dans Finances

L'ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) revendique l'introduction du mobile money dans le pays. Il plaide désormais pour l'intégration des grands acteurs internationaux du paiement dans le système national.

Jean-Claude Masangu Mulongo s'attribue l'une des transformations majeures du secteur financier congolais. Invité du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, mardi 6 octobre, l'ancien gouverneur de la BCC (1997-2013) a affirmé être à l'origine de l'introduction du mobile money en RDC. 

«L'introduction du mobile money, c'est mon œuvre», a-t-il déclaré.

Dix ans de réflexion

Selon lui, le lancement est intervenu « en 2010 ou 2011 », au terme d'une dizaine d'années de réflexion. La BCC avait d'abord tenté d'accorder des licences aux banques commerciales pour qu'elles développent cet outil. « Ça n'a pas marché », a-t-il reconnu.

La Banque centrale a alors pris en main le chantier, plutôt que le ministère des Postes, Téléphones et Télécommunications (PTT). Elle a établi une distinction entre les activités de télécommunications classiques, comme les appels, et les services financiers proposés par les opérateurs. Quatre à cinq sociétés se sont positionnées sur ce marché. Il a notamment cité Tigo Cash, devenu par la suite Orange Money, Africell n'arrivant que plus tard.

Des recettes suivies en temps réel

L'ancien gouverneur a également évoqué le système national de paiement, déjà en place sous son mandat. Il a permis les transactions en ligne et donné aux régies financières et au ministère des Finances la possibilité de suivre le niveau des recettes «en temps réel».

Ce système devait ensuite être élargi au-delà des banques commerciales, aux institutions de microfinance, aux coopératives d'épargne et à d'autres acteurs.

Le défi des géants du paiement

Pour Jean-Claude Masangu, le prochain défi est d'intégrer au système national de paiement les grands acteurs internationaux, comme Visa, Mastercard, Apple Pay ou Amazon, afin de disposer d'un dispositif de paiement pleinement intégré et sécurisé. 

« Là, on n'y est pas encore, mais toute l'architecture est en place, et ça fait une grande différence », a-t-il souligné.

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