L’Observatoire de la dépense publique (ODEP) a lancé un nouvel appel pressant au Président de la République, Félix Tshisekedi, concernant la situation jugée « critique » des agents du Cadre permanent de concertation économique (CPCE), radiés de leurs fonctions.
Dans un communiqué publié ce mardi 31 mars , cette organisation de la société civile engagée dans le suivi citoyen et la promotion de la bonne gouvernance rappelle avoir saisi la Présidence dès le 20 octobre 2025 au sujet de la radiation de plus de 500 agents. À la suite de cette démarche, les représentants des agents avaient été reçus par les autorités, qui avaient alors exprimé un soutien en faveur de leur réintégration, reconnaissant le caractère injuste de leur situation.
Cependant, six mois après ce premier plaidoyer, l’ODEP déplore l’absence d’avancées concrètes dans le processus de réhabilitation, laissant ces agents dans une situation « injuste et préoccupante ».
Au-delà des chiffres, l’organisation insiste sur les conséquences humaines et sociales de ces radiations. Selon elle, ce sont plus de 500 familles qui subissent aujourd’hui les effets de cette décision, avec des répercussions multiples : précarité financière, difficultés à assurer les besoins essentiels, tensions familiales, perte de protection sociale, ainsi qu’un impact psychologique marqué par le stress, le sentiment d’injustice et la perte de confiance envers les institutions.
Face à cette situation, l’ODEP indique avoir relancé officiellement la Présidence par une correspondance datée du 2 mars 2026, sans qu’aucune évolution notable n’ait été observée à ce jour.
Dans ce contexte, l’observatoire appelle à "une action urgente" du Chef de l’État. Elle recommande notamment "l’accélération du processus de réhabilitation des agents concernés, la mise en œuvre effective des orientations déjà exprimées en leur faveur, ainsi que la garantie d’une issue rapide, juste et équitable, conforme aux principes de justice administrative".
Pour l’ODEP, la réintégration de ces agents constituerait non seulement une réparation administrative, mais également un acte fort de justice sociale, en phase avec l’engagement des institutions en faveur du respect des droits fondamentaux et de la dignité des citoyens.
L’organisation réaffirme, par ailleurs, sa disponibilité à accompagner toute initiative visant à restaurer les droits des agents du CPCE et à promouvoir une gouvernance « humaine, équitable et transparente », au bénéfice de l’ensemble de la population congolaise.
Divine Mbala