FRIVAO : à Tshopo, le gouvernement engage un dialogue direct avec les victimes afin de restaurer la confiance et clarifier le processus d’indemnisation

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PAR Deskeco - 09 avr 2026 12:38, Dans Actualités

Dans le cadre du plan de redressement du Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO), le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, est en pourparlers depuis mercredi à Kisangani, chef-lieu de la Tshopo, afin de restaurer la confiance, clarifier le processus d’indemnisation et dissiper les rumeurs.

« Nous avons engagé un dialogue direct avec les victimes à Kisangani dans le cadre du plan de redressement du FRIVAO afin de restaurer la confiance, clarifier le processus d’indemnisation et dissiper les rumeurs », a déclaré M. Guillaume Ngefa, ministre de la Justice.

Revenant sur le climat ayant entouré le processus, il a dénoncé les manipulations et insisté sur la nécessité de rétablir la vérité. 

« Il y a eu énormément de rumeurs et même une instrumentalisation des victimes, notamment sur la suppression supposée des indemnisations individuelles. Il était important d’écouter leurs ressentis, car beaucoup se sont exprimées avec émotion, témoignant de la douleur vécue », a-t-il expliqué.

Abordant les préoccupations majeures soulevées, le ministre de la Justice a évoqué les cas des victimes non enregistrées et les pratiques illégales. Face aux irrégularités constatées, l’autorité a annoncé des mesures correctives, tout en maintenant certaines actions immédiates.

« Certaines vraies victimes n’ont pas été identifiées, soit parce qu’elles étaient mineures, soit parce qu’on leur exigeait illégalement de l’argent pour être enregistrées. Cela est inacceptable et constitue une question fondamentale à corriger. Le processus sera repris après un audit avec recommandations, car la présence de fausses et de vraies victimes impose une clarification. Toutefois, les indemnisations collectives, elles, sont immédiates », a-t-il souligné.

Les fonds de réparation ne sont pas l’argent des victimes

Insistant sur la nécessité de transparence, Guillaume Ngefa a également mis en garde contre toute tentative de fraude. Par ailleurs, il a rappelé la nature des fonds mobilisés et le rôle de l’État. « Aucun agent n’est mandaté pour identifier des victimes en demandant de l’argent. Toute identification doit être gratuite. Il est inadmissible de faire des victimes des personnes doublement victimes. Les fonds de réparation ne sont pas l’argent des victimes, mais celui de l’État, qui a l’obligation de protéger sa population, y compris les victimes », a-t-il martelé.

En conclusion, il a clarifié la situation opérationnelle du fonds. « Les activités du FRIVAO ont déjà repris. Il ne faut pas confondre cette reprise avec le début des indemnisations individuelles, qui dépendra des conclusions de l’audit », a-t-il conclu.

Bienvenu Ipan

 

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