Le gouvernement congolais et le Groupe de la Banque mondiale veulent accélérer la transformation des infrastructures de transport en véritables moteurs de croissance économique. Cette ambition a été réaffirmée le mercredi 7 mai 2026 à Kinshasa, lors d'une réunion entre le ministre d’État chargé du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, et une délégation de la Banque mondiale venue faire le point sur la deuxième phase du Projet d’Appui au Transport et à la Connectivité (PACT2).
Au cœur des échanges : un programme évalué à 1,5 milliard de dollars américains, présenté comme l’un des principaux projets d’infrastructures destinés à soutenir les corridors économiques en RDC. Selon Peter Ngwa Taniform, représentant de la Banque mondiale, cette nouvelle phase doit permettre de renforcer les liens entre les zones de production, les centres urbains et les espaces commerciaux régionaux.
« Le PACT2 représente un engagement de 1,5 milliard de dollars. Plusieurs instruments stratégiques seront élaborés dans le cadre de cette deuxième phase, et le Ministère du Plan y joue un rôle central », a-t-il expliqué.
Des corridors économiques au centre du projet
Le PACT2 s’inscrit dans une approche axée sur les corridors de développement, un modèle qui vise à utiliser les infrastructures de transport comme levier d’intégration économique et territoriale. L’objectif affiché est de connecter davantage les bassins agricoles, miniers et industriels afin de réduire les coûts logistiques, améliorer la circulation des marchandises et stimuler les chaînes de valeur locales.
Pour les autorités congolaises, les difficultés de connectivité restent l’un des principaux freins au développement économique. Dans plusieurs provinces, l’état des routes, des ponts et des infrastructures de transport continue d’isoler des zones à fort potentiel économique. À travers le PACT2, le gouvernement veut ainsi renforcer les investissements dans les routes, les infrastructures logistiques et les systèmes de connectivité afin de soutenir l’industrialisation et les échanges commerciaux.
Durant la réunion, les discussions ont également porté sur la coordination des projets structurants liés aux infrastructures. Le ministère du Plan est appelé à jouer un rôle central dans le suivi des différents programmes afin d’assurer leur cohérence avec les priorités nationales de développement. Kinshasa et la Banque mondiale insistent sur la nécessité de mieux articuler les projets de transport avec les objectifs économiques, notamment en matière d’intégration régionale et de création d’emplois.
Cette rencontre intervient dans un contexte où la RDC cherche à attirer davantage de financements internationaux pour moderniser ses infrastructures, longtemps affectées par un déficit d’investissement. Avec un engagement financier de 1,5 milliard de dollars, le PACT2 apparaît désormais comme l’un des principaux chantiers soutenus par la Banque mondiale dans le domaine des infrastructures et de la connectivité en RDC.
Jean-Baptiste Leni