Selon la note de conjoncture économique, le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à 0,16 % au 8 mai 2026, contre 0,19 % une semaine auparavant, traduisant un ralentissement progressif de la hausse des prix sur le marché des biens et services.
La Banque centrale explique cette décélération par la dissipation graduelle des effets liés aux récents ajustements des prix des produits pétroliers à la pompe, qui avaient alimenté les tensions inflationnistes au cours des semaines précédentes.
L’analyse des composantes de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) révèle toutefois que les « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » demeurent le principal moteur de l’inflation, avec une contribution estimée à 71,5 % de l’indice global.
Cette situation reflète les difficultés persistantes d’approvisionnement observées dans plusieurs provinces du pays. À Kananga, la dégradation de la route Kananga–Kalamba Mbuji continue de perturber l’acheminement des marchandises vers les marchés locaux, entraînant notamment une hausse sensible du prix du maïs.
Dans la ville de Kindu, les travaux de réhabilitation de la Route nationale ainsi que les difficultés de circulation des citernes de carburant affectent également les chaînes logistiques et l’approvisionnement des marchés. À cela s’ajoutent les fortes précipitations enregistrées dans plusieurs régions du pays, accentuant les tensions sur les prix des denrées alimentaires.
En cumul annuel, le taux d’inflation atteint 3,51 %, contre 3,06 % à la même période en 2025. En glissement annuel, l’inflation s’est établie à 2,56 %, contre 9,83 % une année plus tôt, soit un niveau largement inférieur à l’objectif de moyen terme fixé à 7,0 % par la Banque centrale.
La Banque centrale du Congo estime que cette évolution traduit une dynamique inflationniste globalement maîtrisée, soutenue par une politique monétaire prudente et par la relative stabilité du marché de change, ayant permis de limiter les pressions inflationnistes importées.
Malgré cette tendance favorable, l’institution note que des tensions persistent encore sur certains produits alimentaires de base en raison des contraintes logistiques et des perturbations des circuits d’approvisionnement, particulièrement dans les espaces centre et est du pays. Toutefois, les conditions générales d’approvisionnement du marché intérieur restent globalement mieux orientées qu’à la même période de l’année 2025.
Divine Mbala