Les cours des principales matières premières stratégiques et des produits agricoles ont poursuivi leur progression au cours de la semaine close le 23 juillet 2026, selon la note de conjoncture économique publiée par la Banque centrale du Congo (BCC). Le pétrole a enregistré la plus forte hausse, sur fond de tensions géopolitiques au Moyen-Orient, tandis que le cuivre, le cobalt et les céréales sont demeurés sur une trajectoire haussière.
D’après la BCC, le prix du baril de pétrole s’est établi à 100,7 dollars américains, en hausse de 19,5 % par rapport à la semaine précédente. Cette flambée est attribuée à la reprise des tensions entre les États-Unis et l’Iran, ainsi qu’aux menaces de fermeture du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Comparé à fin décembre 2025, le pétrole affiche une progression de 65,3 %, tandis que sa hausse atteint 51,3 % en glissement annuel.
Le cuivre a poursuivi sa progression, son cours s’établissant à 13.599,1 dollars la tonne, soit une augmentation hebdomadaire de 0,26 %. Depuis le début de l’année, ce métal stratégique a gagné 8,4 %, et 37,4 % sur les douze derniers mois.
Le prix du cobalt est, pour sa part, resté pratiquement stable à 55.628 dollars la tonne. Malgré cette stabilité hebdomadaire, il affiche une hausse de 6,8 % par rapport à fin 2025 et de 70,4 % en glissement annuel.
L’or a également évolué à la hausse. L’once s’est négociée à 4.048,6 dollars, en progression de 1,6 % sur une semaine. Si son cours demeure inférieur de 6,5 % à celui observé à la fin de l’année 2025, il enregistre toutefois une hausse de 23,2 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Sur le marché des produits agricoles, les prix des principales céréales ont également progressé. Le riz s’est échangé à 312,4 dollars la tonne, le blé à 255,5 dollars et le maïs à 178,8 dollars. Par rapport à la semaine précédente, leurs cours ont respectivement augmenté de 1,1 %, 3,3 % et 5,0 %.
Selon la Banque centrale, cette évolution s’explique par des conditions climatiques défavorables ayant affecté les récoltes, la baisse des stocks mondiaux et une demande internationale soutenue. Depuis la fin de l’année 2025, les prix ont progressé de 42,5 % pour le riz, 37,2 % pour le blé et 10,3 % pour le maïs. En glissement annuel, les hausses atteignent respectivement 6,4 %, 29,5 % et 19,7 %.
Divine Mbala