Exportations : la RDC vise 180 000 tonnes de piments secs et 50 000 tonnes de cacao par an vers la Chine

Piments rouges secs
Piments rouges secs.
PAR Deskeco - 28 juil 2026 13:45, Dans Actualités

 

Les producteurs congolais de piments et de cacao pourraient bientôt bénéficier d’un important débouché sur le marché chinois. Le gouvernement congolais entend accélérer la mise en œuvre d’un accord commercial permettant d’exporter chaque année 180 000 tonnes de piments secs et 50 000 tonnes de cacao vers la Chine.

Cette perspective découle de l’accord bilatéral signé le 6 septembre 2024 à Beijing entre le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et son homologue chinois, Wang Wentao. Cet accord a notamment conduit à la conclusion d’un partenariat stratégique pour la commercialisation des piments secs entre la Chambre de commerce internationale des communautés chrétiennes, représentée par Paul Okitana Omambo, directeur général du Jardin agro-industriel du Congo, et la société chinoise Hunan Pengfei International Trade Co. Ltd.

Lors d’une réunion technique tenue le lundi 27 juillet à Kinshasa, Paul Okitana Omambo a sollicité l’accompagnement du gouvernement afin de permettre aux producteurs et exportateurs congolais de tirer pleinement profit de cette opportunité commerciale. Selon lui, la seule filière du piment pourrait générer plus de 500 millions de dollars américains de recettes par an.

En réponse, le ministre du Commerce extérieur a réaffirmé l’engagement du gouvernement à renforcer la diplomatie économique et commerciale de la RDC, notamment à travers la conquête de nouveaux marchés d’exportation. Il a rappelé que les produits « Made in DRC » bénéficient désormais d’une exemption des droits de douane sur le marché chinois, un avantage susceptible de renforcer la compétitivité des exportations congolaises.

Julien Paluku a également insisté sur la nécessité de structurer les filières du piment et du cacao. Il a préconisé la création d’une fédération regroupant producteurs et exportateurs, ainsi que l’identification et la cartographie des principaux bassins de production à travers le pays.

Le ministre a, en outre, recommandé une collaboration entre les ministères du Commerce extérieur, de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, ainsi que du Développement rural, afin de faciliter l’accès aux semences améliorées, d’organiser les producteurs en coopératives et de les former au respect des normes internationales, notamment celles exigées par le marché chinois. Il a indiqué que ce processus devra s’appuyer sur l’expertise de l’Office congolais de contrôle (OCC) et de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX).

Par ailleurs, le ministère du Commerce extérieur invite les producteurs et opérateurs économiques désireux de participer à cette initiative à se rapprocher de son cabinet et de l’ANAPEX pour connaître les modalités d’accompagnement mises en place par le gouvernement.

Divine Mbala

Articles similaires