Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a échangé avec une délégation d’Amnesty International sur la lutte contre l’impunité en République démocratique du Congo.
Les discussions ont notamment porté sur la documentation des crimes graves commis dans l’Est du pays, la justice transitionnelle, les mécanismes de réparation en faveur des victimes ainsi que l’accès à la justice pour les personnes affectées par les conflits.
Le ministre de la Justice a salué le travail de documentation réalisé par Amnesty International et réaffirmé la position du gouvernement en faveur de la poursuite des auteurs présumés de crimes graves, indépendamment de leur nationalité ou de leur appartenance à un camp.
« Nul ne peut invoquer son engagement aux côtés des forces gouvernementales pour échapper à la justice. La responsabilité pénale est individuelle », a déclaré Guillaume Ngefa.
Les deux parties ont également insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs permettant aux victimes d’accéder à la justice et de préserver la mémoire des violations commises au cours des trois dernières décennies.
Au cours de cette rencontre, la délégation d’Amnesty International a par ailleurs présenté sa campagne internationale « 6 millions de voix pour la justice au Congo », lancée le même jour à Kinshasa avec plusieurs acteurs de la société civile.
Cette rencontre intervient quelques jours après la publication d’un rapport de ce mouvement sur les exactions commises
contre les mineurs artisanaux d'or et de coltan dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Ce rapport indique que le M23 et le Rwanda contrôlent « des dizaines de mines artisanales dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, où des dizaines de milliers de personnes tirent leur revenu de l'activité minière. Il surveille étroitement l'accès aux mines, qui ne font pas l'objet d'inspections internationales indépendantes ».
Divine Mbala