Au cours d'une cérémonie marquant la rentrée économique de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) organisée lundi à l'hôtel Rotana, à Kinshasa, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a mis en avant les réformes ambitieuses engagées par son équipe, suivant les engagements du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de rendre le climat des affaires plus attractif et compétitif.
« Sous le leadership éclairé de Son Excellence Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le gouvernement que j'ai l'honneur de conduire a fait de l'amélioration du climat des affaires un axe central de sa stratégie de transformation structurelle de l'économie congolaise », a déclaré Judith Suminwa, en présence des acteurs majeurs du monde économique congolais réunis autour d'un même objectif : relancer le dialogue et la réflexion collective sur les priorités économiques du pays.
Elle a cité, parmi ces réformes, la rationalisation de la fiscalité et de la parafiscalité, la digitalisation des services publics ainsi que la sécurisation juridique des affaires.
La Première ministre a également annoncé le lancement imminent de missions sur le terrain pour élaborer le Plan stratégique d'amélioration du climat des affaires, en cohérence avec la Politique nationale du climat des affaires, bientôt vulgarisée par le ministère du Plan et de la Coordination de l'Aide au Développement.
Stabilité du franc congolais et promotion de la production locale
Abordant la question macroéconomique, Judith Suminwa a salué l'appréciation récente du franc congolais face au dollar américain, signe des efforts conjoints entre le gouvernement et la Banque centrale qui doivent se poursuivre.
« Cette performance du franc congolais, aussi encourageante soit-elle, appelle à la vigilance. Nous devons maintenir une cohérence constante entre la politique budgétaire et la politique monétaire pour protéger le pouvoir d'achat de nos concitoyens », a-t-elle souligné.
La Première ministre a toutefois insisté sur le fait que la stabilité durable de la monnaie nationale passera avant tout par la production locale et la transformation sur place des ressources congolaises.
« La vraie stabilité viendra de notre capacité à produire plus localement, à transformer nos ressources sur place et à créer de la valeur ajoutée congolaise », a-t-elle insisté.
Elle a conclu son intervention en appelant à un partenariat sincère et dynamique entre l'État et le secteur privé, condition essentielle pour bâtir une économie résiliente, inclusive et tournée vers la transformation locale.
La FEC prône un dialogue continu et constructif
De son côté, Robert Malumba Kalimba, Président national de la FEC, a salué la présence de la Première ministre et souligné l'importance de cette rentrée économique, conçue comme un cadre de réflexion stratégique sur les défis et opportunités du pays.
« La RDC regorge d'immenses potentialités, mais la consolidation d'un climat des affaires attractif demeure un défi. Ensemble, secteurs privé et public, nous devons identifier les obstacles, bâtir la confiance et impulser les réformes nécessaires pour transformer nos difficultés en opportunités », a déclaré le patron de la FEC.
En somme, cette rentrée économique marque une étape importante dans le dialogue entre le gouvernement et les acteurs du secteur privé, avec une vision commune : faire de la transformation locale et de la stabilité économique les moteurs d'une prospérité partagée. Une rencontre qui s'aligne avec le deuxième principe directeur du Programme d'actions du gouvernement, qui promeut le dialogue permanent entre l'État et le secteur privé entre autres pour apporter les réponses appropriées aux questions existentielles auxquelles fait face le pays.
Bienvenu Ipan