Le ministère burundais des Ressources minières, de l'Énergie, de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme a signé lundi à Washington un mémorandum d'entente avec la société américaine KoBold Metals portant sur la numérisation des informations géoscientifiques de la République du Burundi, selon le document consulté par DESKECO.COM.
Signé le 10 mars 2026, l'accord confie à KoBold Metals le financement et l'exécution des activités d'inventaire, de numérisation, de préservation et de publication des archives géoscientifiques concernant le Burundi, qu'elles soient conservées sur le territoire national ou à l'étranger, notamment au Musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren, en Belgique.
Selon le document, les données numérisées produites dans le cadre de cet accord demeureront la propriété publique de la République du Burundi. KoBold Metals n'exercera aucun droit de propriété sur ces données et ne percevra aucune contrepartie financière du ministère pour les activités réalisées.
Les parties se sont engagées à visiter le Musée royal de l'Afrique centrale au plus tard en mai 2026 et à commencer à publier les données du Musée à l'intention du public avant le 1er juillet 2026.
Le mémorandum, d'une durée de trois ans renouvelable, a été signé pour le Burundi par le ministre Hassan Kibeya et pour KoBold Metals par Sandy Alexander, directrice juridique de la société.
KoBold Metals, société californienne soutenue notamment par les milliardaires Jeff Bezos et Bill Gates, mène par ailleurs des opérations d'exploration minière en République démocratique du Congo et en Zambie.
Cet accord burundais s'inscrit dans une offensive plus large de KoBold Metals dans la région des Grands Lacs, alors que la société renforce simultanément sa présence en RDC.
Le 4 février 2026, au lendemain de la réouverture du guichet du Cadastre Minier, la société avait introduit cinq nouvelles demandes de permis de recherche. Ces démarches s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord signé le 18 juillet 2025 entre la société et le gouvernement congolais.
Dès le 2 septembre 2025, le CAMI avait déjà remis officiellement sept certificats de recherche digitalisés à KoBold Metals lors d'une cérémonie à Kinshasa.
L'accord de juillet 2025 en RDC repose sur trois axes : la numérisation des données géologiques du pays ; le recours à l'intelligence artificielle pour améliorer l'efficacité de l'exploration ; et le développement du projet de lithium de Manono, dans la province du Tanganyika, considéré comme l'un des plus importants gisements mondiaux de ce métal stratégique.