La fermeture du détroit d’Ormuz et du canal de Suez causée par la crise sécuritaire au Moyen Orient a un impact négatif sur l’approvisionnement mondial en produits pétroliers. La fermeture de ces deux voies par lesquelles transitent respectivement 20 % et 10 % de la consommation journalière des produits pétroliers au monde perturbe le circuit d’approvisionnement mondial. Mais en ce qui concerne la République démocratique du Congo, le ministre de l'Aménagement du territoire a, au nom de la ministre d'État, ministre des Hydrocarbures en mission, rassuré le 82e Conseil tenu le vendredi 13 mars 2026 que la situation actuelle d'approvisionnement en produits pétroliers est globalement maîtrisée.
« En ce qui concerne notre pays, le ministre de l'Aménagement du territoire a, au nom de la ministre d'État en charge des Hydrocarbures, en mission, rassuré que la situation actuelle de l’approvisionnement en produits pétroliers demeure globalement maîtrisée. Le stock disponible permet d’assurer la couverture des besoins du pays jusqu’au mois de juin, tandis que plusieurs navires transportant des cargaisons sont attendus dans les prochaines semaines afin de renforcer le niveau de stockage et de garantir la continuité de la distribution sur le marché intérieur», a-t-on lu dans le compte- rendu signé par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement.
Selon la source, le ministre de l'Aménagement du territoire a également présenté des mesures d’atténuation de cette crise, créée par la situation sécuritaire au Moyen-Orient, sur notre économie.
Considérant la tendance du prix moyen frontière et son impact éventuel sur le prix à la pompe, une série de mesures à court, moyen et long termes a été présentée aux membres du gouvernement.
Ces mesures visent notamment à préserver le système d’approvisionnement du pays en produits pétroliers, ainsi que l’équilibre budgétaire qui y est intimement lié.
Le ministre a fait savoir que leur application permettra de renforcer le niveau des stocks et de préserver la stabilité du marché intérieur des produits pétroliers, tout en réduisant les impacts budgétaires et économiques susceptibles de découler de la crise énergétique née à l’échelle internationale.
"L’accompagnement du gouvernement pour l’accélération de la mise en œuvre de ces mesures a été sollicité et obtenu", a précisé le compte-rendu.
Bienvenu Ipan