Risque de pénurie de carburant en RDC : « À mon avis, il faut rehausser légèrement le prix à la pompe. Nous aurons un problème grave si rien n’est fait» (Flory Mapamboli)

Photo d'illustration du Député Flory Mapamboli
Photo d'illustration du Député Flory Mapamboli
PAR Deskeco - 25 mar 2026 17:08, Dans Actualités

La montée des tensions entre l’Iran et Israël suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. Au-delà des pertes en vies humaines et des destructions, ce conflit fait planer le risque d’une instabilité accrue au Moyen-Orient, avec des répercussions directes sur l’économie mondiale.

Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, qui est un passage important, cela pourrait perturber la logistique mondiale. Les coûts de produits importés vont augmenter. À Kinshasa, les premiers signes de tension se font déjà ressentir. De longues files d’attente sont observées dans plusieurs stations-service, donnant l’impression d’une pénurie de carburant et alimentant l’inquiétude des usagers.

Dans ce contexte, le député national Flory Mapamboli a alerté le gouvernement  à prendre des mesures préventives pour faire face à ce fléau.

« Le gouvernement doit prendre conscience de cette situation et adopter des mesures qui s’imposent. À mon avis, il faut rehausser légèrement le prix à la pompe. Nous aurons un problème grave si rien n’est fait, car personne n’acceptera une pénurie car cela va influencer l’activité économique  », a-t-il déclaré sur le plateau d'une émission télévisée.

L’élu du peuple met également en garde contre les effets de l’inflation importée. Selon lui, la forte dépendance de la RDC aux importations rend le pays particulièrement vulnérable aux chocs extérieurs.

 « Au niveau international, les prix vont augmenter et cela se répercutera automatiquement sur notre économie, puisque nous importons l’essentiel de ce que nous consommons », a-t-il souligné.

Flory Mapamboli s’interroge en outre sur la capacité du pays à faire face à une telle crise. « Je doute que nous disposions de réserves suffisantes pour faire face à ce choc », a-t-il ajouté.

Dans cette même dynamique, un autre analyste congolais, Christian Moleka, avait lui aussi tiré la sonnette d’alarme concernant de potentielles hausses du carburant.

« Quand le prix de l’énergie augmente, cela impacte toute la chaîne des dépenses : l’alimentation, la mobilité et bien d’autres secteurs. Nous devons donc nous préparer à des hausses potentielles du carburant à la pompe, avec des conséquences directes sur le pouvoir d’achat des consommateurs », avait-il précisé.

Que prévoit le gouvernement congolais ?

Malgré les inquiétudes liées à des longues filles d’attente devant les stations services, le gouvernement congolais rassure la population qu'il n'existe pas de pénurie de carburant et que des stocks de produits pétroliers sont disponibles et suffisants pour approvisionner l'ensemble du territoire national.

En outre, il a annoncé la mise en place de nouvelles dispositions qui consistent à assurer la continuité de l'approvisionnement du pays et portent notamment sur : la mise en place de mesures exceptionnelles visant à alléger certains coûts liés à l'importation et au transport des produits pétroliers, afin de faciliter leur approvisionnement sur le marché national ; le renforcement du mécanisme des avances aux sociétés pétrolières, en vue de soutenir leur trésorerie et de garantir la continuité des opérations d'importation ainsi que  levée de tous les obstacles au dédouanement accéléré des produits pétroliers.

Divine Mbala

Articles similaires