Le ministre des Mines, Louis Kabamba, a présidé ce lundi 13 avril à Kinshasa une réunion stratégique consacrée au lancement opérationnel du projet MIFOR (Mines de Fer de la Grande Orientale). Cette rencontre a réuni les délégués de la future commission interministérielle chargée de piloter ce mégaprojet minier.
Cette séance de travail marque une étape décisive dans la structuration de ce programme ambitieux, visant à valoriser le vaste potentiel ferrifère du pays et à accélérer son industrialisation. Selon le ministre, les réserves nationales de fer sont estimées entre 15 et 20 milliards de tonnes, plaçant le pays parmi les plus importants détenteurs mondiaux de ce minerai stratégique.
Au cœur des échanges, la présentation de la vision globale du projet, son architecture technique, industrielle et logistique, ainsi que son calendrier de mise en œuvre. Le projet MIFOR prévoit une production initiale de 50 millions de tonnes de fer par an, avec une capacité d’expansion pouvant atteindre 300 millions de tonnes à terme.
Au-delà de l’exploitation minière, le programme intègre un vaste volet infrastructurel, incluant notamment la construction d’une dorsale ferroviaire reliant Bunia à Banana, ainsi que des investissements énergétiques de grande envergure. Il ambitionne également de poser les bases d’une industrie sidérurgique nationale, avec la production d’acier vert à partir du gaz du lac Kivu.
Enfin, le ministre des Mines a insisté sur un modèle de développement fondé sur des partenariats public-privé pour les activités industrielles, tout en maintenant la souveraineté de l’État sur les infrastructures jugées stratégiques. Les discussions ont permis de renforcer la coordination entre les différentes institutions impliquées dans la mise en œuvre de ce projet structurant.
Divine Mbala