Guerre au Moyen-Orient: «Tout ce qu’on peut espérer est que cette crise ne dure pas (...) » ( André Wameso)

Le nouveau gouverneur de la BCC, André Wameso
Le nouveau gouverneur de la BCC, André Wameso
PAR Deskeco - 20 avr 2026 13:02, Dans Actualités

Lors de son passage à l’émission Face à face le vendredi 17 avril 2026, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso a exprimé ses inquiétudes quant aux répercussions de la crise au Moyen-Orient sur l’économie nationale.

Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité d’adopter une approche réaliste face à la situation internationale. 

« Je ne suis pas de ceux qui pensent que nous pouvons être autosuffisants et que rien ne peut nous arriver. Il faut regarder le fait de manière réaliste et se dire que tout ce qu’on peut espérer est que cette crise ne dure pas, parce que si elle dure, cela va nous créer d’énormes problèmes », a-t-il déclaré.

Le gouverneur de la BCC a notamment évoqué l’impact direct sur les importations. La République démocratique du Congo, qui dépend fortement de produits importés, pourrait faire face à une hausse généralisée des prix. En cause : l’augmentation du prix du pétrole sur le marché international. 

« Nous ne sommes pas un grand pays producteur de pétrole. Nous devons l’importer. Et, avec la crise actuelle, son prix augmente, ce qui nous pose un problème au niveau de nos importations. Non seulement nous faisons face à la hausse du prix du pétrole, mais celui-ci entraîne également une augmentation des coûts logistiques de tous les biens que nous importons pour la consommation. Les produits de première nécessité risquent ainsi de voir leurs prix augmenter avec la crise. », a-t-il expliqué

Par ailleurs, André Wameso a mis en garde contre un possible ralentissement de la croissance mondiale. Une baisse de la demande internationale pourrait impacter négativement les exportations congolaises, en particulier le cuivre, principal produit d’exportation du pays. 

« Si la demande mondiale baisse, le prix du cuivre chutera, ce qui entraînera une diminution des recettes et des revenus d’exploitation », a-t-il précisé.

Face à ces risques, le gouverneur de l'Institut d'émission s’est toutefois voulu rassurant. Il a indiqué que la RDC dispose actuellement d’un niveau de réserves internationales suffisant pour amortir les chocs éventuels. 

« Nous avons un matelas de réserve qui peut nous permettre de faire face à cette situation », a-t-il affirmé.

Enfin, il a souligné que les grandes puissances économiques ont intérêt à une désescalade rapide du conflit. 

« Aucun acteur économique majeur n’a intérêt à ce que cette crise perdure », a-t-il conclu, tout en assurant que les autorités congolaises suivent de près l’évolution de la situation afin d’adapter les mesures nécessaires.

Pour l’heure, la situation reste sous contrôle, mais les autorités espèrent un retour rapide à la stabilité internationale.

Divine Mbala

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