Le partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et les États-Unis ne constitue pas une source directe de renforcement des réserves de change ni un levier immédiat de politique monétaire. C’est ce qu’a clarifié le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Andé Wameso, dans une interview accordée à Deskeco.com,en mettant en avant une approche axée plutôt sur l’accompagnement technique et institutionnel.
Selon lui, cet accord vise avant tout à consolider le cadre de régulation du système financier congolais.
« Il ne s’agit pas d’un appui direct sur les réserves ou les politiques de change, mais d’un accompagnement », explique-t-il. Dans ce contexte, le partenariat prévoit une vigilance accrue du Trésor américain sur la circulation du dollar en RDC, une exigence destinée à sécuriser les investissements américains attendus dans le pays.
Pour répondre à ces attentes, la BCC entend renforcer ses mécanismes de supervision et de réglementation. L’objectif est de mettre en place un dispositif plus robuste, notamment dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Cette coopération étroite avec le Trésor américain doit permettre d’élever les standards du système financier congolais aux exigences internationales.
Parmi les mesures concrètes déjà engagées figure l’interdiction des transactions en espèces en dollars américains, prévue à partir du 9 avril 2027. Cette décision, prise avec l’appui du Trésor américain, s’inscrit dans une logique de traçabilité des flux financiers et de réduction des risques liés aux circuits informels.
Au-delà de ces enjeux techniques, le gouverneur de la BCC affiche un certain optimisme quant à la situation macroéconomique du pays. Interrogé sur l’état de l’économie congolaise, il répond sans détour : « En un mot, elle se porte bien. »
Divine Mbala