Sur son compte X, Flory Mapamboli, député national et membre de la commission économique et financière de la chambre basse du Parlement, invite le ministre des Finances à ne pas se féliciter des performances réalisées dans la mobilisation des recettes intérieures au cours du mois d’avril 2026.
Selon l’élu de Kasongo Lunda, cette mobilisation massive des recettes n’est que la conséquence logique de la hausse du cours du cuivre, qui a dépassé 10 000 USD à partir de septembre 2025, pour atteindre 12 000 USD à fin décembre.
« Les prévisions ont été construites sur la base de 9 000 USD la tonne tout au plus. Le volume exporté s’est élevé à plus de 3,1 millions de tonnes, contre plus de 3,4 millions de tonnes produites. Toutefois, en cumul annuel, les assignations de recettes n’ont pas été atteintes », écrit-il.
Il ajoute :
« En 2027, nos recettes publiques courantes pourront battre tous les records, grâce aux cours du cuivre et du cobalt qui dépassent 12 000 USD et 55 000 USD respectivement depuis janvier 2026. La reprise des exportations du cobalt en 2026 contribuera aux performances de l’année prochaine. En 2025, seules près de 44 000 tonnes de cobalt ont été exportées contre près de 199 000 tonnes en 2024. »
Selon lui, c’est un danger quand le gouvernement dépend des recettes d’exportation et s’en félicite, parce que cela expose le pays « aux chocs exogènes, notamment les cours des matières premières (principalement le cuivre et le cobalt qui représentent 90 % de nos exportations) qui échappent à notre contrôle interne ».
« Le moindre choc sur la demande mondiale de ces deux produits susmentionnés pourrait avoir des répercussions graves sur notre compte courant et sur nos équilibres financiers internes », martèle-t-il.
Depuis samedi dernier, le ministère des Finances et les services dépendants ont lancé une vaste campagne médiatique dans laquelle ils louent les performances dans la mobilisation des recettes intérieures réalisées au cours du mois d’avril 2026, qui s’élèvent à 4 754,8 milliards de CDF, soit 103 % des prévisions, fixées à 4 635,2 milliards de CDF.
Ces recettes ont enregistré "une progression de 18 % en monnaie nationale et de 38 % en dollars américains", si on les compare au mois d’avril 2025, grâce notamment à "l’institutionnalisation du dialogue pré-déclaratif pour le paiement de l’impôt sur les bénéfices et profits (IBP)", ainsi qu’à "la neutralité fiscale face aux fluctuations du taux de change, encadrée par l’arrêté ministériel n°029 du 31 mars 2026".