Grand Katanga : l’ARSP intensifie le contrôle de la sous-traitance pour ouvrir plus d’opportunités aux entreprises locales

Le DG de l'ARSP, Miguel Kashal Katemb
Le DG de l'ARSP, Miguel Kashal Katemb
PAR Deskeco - 08 mai 2026 10:01, Dans Actualités

 

Après le Lualaba, l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) poursuit son opération de contrôle dans l’espace Grand Katanga avec une nouvelle étape dans le Haut-Katanga. Une délégation conduite par le Directeur général de l’ARSP, Miguel Kashal Katemb, séjourne actuellement à Lubumbashi afin d'entamer le contrôle de conformité des activités de sous-traitance dans la province.

Cette mission s’inscrit dans une campagne déjà menée dans plusieurs provinces du pays, notamment à Kinshasa, dans le Kongo Central, le Haut-Uele, le Kasaï ainsi qu’au Lualaba, avant son déploiement dans le Haut-Katanga, considéré comme l’un des principaux pôles économiques et miniers de la RDC.

Avant le début des opérations, la délégation de l’ARSP a rencontré les autorités provinciales afin d’obtenir leur accompagnement institutionnel. Pour l’établissement public, cette collaboration est indispensable afin d’assurer l’efficacité des contrôles au sein des entreprises opérant dans différents secteurs d’activités dans le Grand Katanga.

Au cœur de cette démarche, l’ARSP affirme vouloir renforcer la place des petites et moyennes entreprises congolaises dans les marchés de sous-traitance, particulièrement dans les zones minières où une grande partie des contrats échappe encore aux entrepreneurs locaux.

Selon Miguel Kashal Katemb, cette opération dépasse le simple cadre administratif. Elle vise surtout à créer davantage d’emplois et à permettre aux entreprises congolaises d’accéder aux marchés longtemps dominés par des sociétés étrangères ou des réseaux déjà établis.

Dans l’espace Grand Katanga, où l’activité minière constitue le moteur principal de l’économie, la question de la sous-traitance reste particulièrement sensible. Les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba concentrent une grande partie des investissements miniers du pays, mais de nombreux opérateurs économiques locaux dénoncent encore des difficultés d’accès aux contrats et aux opportunités générées par cette richesse.

À travers ces contrôles, l’ARSP veut notamment s’assurer que les entreprises respectent les dispositions de la loi sur la sous-traitance, adoptée pour réserver certaines activités aux sociétés à capitaux majoritairement congolais. L’institution présente cette démarche comme un moyen de favoriser une meilleure redistribution des retombées économiques dans les provinces minières du Grand Katanga, où les attentes de la population restent importantes en matière d’emplois et d’entrepreneuriat.

Pour plusieurs observateurs, le défi reste désormais de faire en sorte que les mesures de contrôle débouchent réellement sur une plus grande participation des PME congolaises dans la chaîne de valeur minière, au-delà des annonces et des opérations de terrain.

Jean-Baptiste Leni

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