Les investissements publics réalisés par le gouvernement ont dépassé les niveaux initialement prévus si l'on prend en compte les transferts effectués en faveur des provinces. C'est ce qu'a déclaré le ministre des Finances, Doudou Fwamba, le mardi 14 juillet 2026, devant les députés nationaux et les partenaires techniques et financiers. Il a expliqué que ces ressources ont permis de financer de nombreux chantiers à travers le pays.
Lors d'une journée d'échanges et d'information organisée par la Commission économique, financière et contrôle budgétaire, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a indiqué que les transferts destinés aux provinces devaient être intégrés dans l'évaluation des investissements publics.
Selon lui, cette approche permet de constater que les dépenses consacrées aux infrastructures et aux projets de développement ont dépassé les prévisions initiales.
« C'est dans cette dynamique que le gouvernement a mis beaucoup d'accent sur l'investissement public. Nous attirons déjà l'attention des élus du peuple ici, vous verrez dans la loi de reddition des comptes que le niveau d'investissements a baissé sur la ligne de capital public, passant de 10 à 9 %, mais attention, le gouvernement a beaucoup investi dans les transferts aux provinces », a déclaré Doudou Fwamba.
Avant d’ajouter,
« Lorsque vous sillonnez aujourd'hui le pays et que vous prenez tous les transferts aux provinces en termes d'investissements, que vous les ajoutez à ce qui a été investi directement, vous allez constater que le niveau d'investissement public est allé au-delà de ce qui avait déjà été prévu ».
Le ministre s'est exprimé mardi 14 juillet 2026 devant les parlementaires congolais ainsi que les partenaires techniques et financiers, dont le Fonds monétaire international (FMI). À cette occasion, il a également défendu une politique économique qui, selon lui, doit préserver les acquis des réformes tout en créant un environnement favorable à l'investissement.
« Je crois que nos partenaires du FMI sont en train de nous regarder, et nous passons le message que lorsque nous conduisons des politiques économiques, nous devons faire attention au step back, c'est-à-dire à des actions qui peuvent nous remettre à des niveaux déjà dépassés. L'objectif aussi du gouvernement, c'est de faire de la fiscalité un instrument d'investissement et d'attractivité de notre pays », a-t-il indiqué.
Doudou Fwamba a également plaidé pour une fiscalité qui soutienne davantage les entreprises nationales. Il a pris l'exemple des producteurs congolais d'huile de palme, estimant que certaines disparités fiscales réduisent leur compétitivité face aux produits importés.
« Lorsque les sociétés locales produisent de l'huile de palme et que ceux qui importent de l'huile peuvent vendre un litre d'huile à un prix meilleur que le prix local, ce sont les emplois des Congolais que nous mettons en péril. L'objectif ne devrait pas être nécessairement la mobilisation des recettes sur un certain nombre de secteurs. Des objectifs économiques peuvent aller vers la croissance, l'emploi et les revenus qui permettront de soutenir la consommation et d'entretenir un cycle de croissance économique », a-t-il soutenu.
Le ministre a enfin indiqué que le gouvernement poursuivra les réformes destinées à renforcer la mobilisation des recettes publiques, notamment par la digitalisation des administrations financières et l'interconnexion des régies fiscales et douanières. Cette modernisation, a-t-il ajouté, doit permettre d'améliorer la gouvernance des finances publiques et l'efficacité des contrôles.
Jean-Baptiste Leni