Alors que les initiatives se multiplient autour de la révision du Code minier, des organisations de jeunesse dénoncent leur absence des discussions. Forums et ateliers sont organisés depuis plusieurs jours en vue d’actualiser le cadre légal du secteur, mais plusieurs jeunes estiment ne pas avoir été associés à ce processus.
Dans une interview accordée à DeskEco ce lundi 27 juillet, Léonard Zama, directeur exécutif de l’Initiative pour la Promotion des Droits de l’Homme (IPDHOR), a appelé les autorités à intégrer les organisations de jeunesse aux travaux de révision du Code minier.
Selon lui, les jeunes sont aujourd’hui de plus en plus impliqués dans les questions liées au secteur minier et disposent d’une expertise qui mérite d’être prise en compte.
« Les assises consacrées à la révision du Code minier n’ont pas tenu compte de la participation de la jeunesse, alors que plusieurs organisations de jeunes réalisent un travail remarquable sur ces questions. Il n’y a pas qu’un seul groupe d’individus qui puisse réfléchir à l’avenir de la jeunesse à notre place », a-t-il déclaré.
Le directeur exécutif de l’IPDHOR rappelle que quatre organisations de jeunesse se sont concertées pour demander une représentation effective dans les différentes concertations. Pour lui, il est paradoxal de vouloir garantir les intérêts des générations futures sans associer la génération actuelle aux réflexions.
« Nous avons des propositions à formuler. Nous estimons que notre fiscalité minière est globalement bien élaborée, mais elle présente encore des faiblesses que la jeunesse a pu identifier au fil de ses analyses du Code minier. Il est donc important que nous soyons autour de la table afin de contribuer à cette réforme », a-t-il soutenu.
Léonard Zama a également plaidé pour une implication des jeunes dans la gestion du Fonds minier pour les générations futures (FOMIN). Selon lui, ce mécanisme devrait davantage soutenir l’entrepreneuriat des jeunes, notamment à travers la mise en place de dispositifs de financement ou de crédit adaptés aux porteurs de projets.
« On parle de l’entrepreneuriat et de l’emploi, mais les jeunes n’en bénéficient pas suffisamment. Il est temps que la jeunesse puisse aussi donner son point de vue sur la manière dont le FOMIN peut être utilisé pour financer les initiatives entrepreneuriales. Les réformes ne peuvent pas être inclusives si la jeunesse n’y participe pas », a-t-il conclu.
À travers cet appel, les organisations de jeunesse souhaitent que le processus de révision du Code minier intègre l’ensemble des parties prenantes afin de garantir une réforme plus représentative et adaptée aux défis du secteur minier congolais.
Divine Mbala