Le gouvernement congolais veut accélérer les exportations des produits « Made in DRC » vers les marchés internationaux. À cet effet, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a présidé, mardi à Kinshasa, une réunion technique avec les experts de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX), conduits par leur directeur général, Mike Tambwe.
Au cœur des échanges figurait la mise en place d’une task force réunissant des experts des ministères sectoriels, notamment ceux de l’Agriculture, du Développement rural, de l’Industrie, du Commerce extérieur et de l’Environnement, ainsi que des services techniques spécialisés, dont l’Office congolais de contrôle (OCC), chargé de la certification des produits.
Cette structure aura pour mission d’élaborer des stratégies visant à accroître les exportations congolaises vers les marchés déjà ouverts par le gouvernement. Il s’agit notamment du marché chinois, qui prévoit une commande annuelle de 180 000 tonnes de piments secs et 50 000 tonnes de cacao, du marché britannique où 99,8 % des produits congolais bénéficient d’une exonération des droits de douane, ainsi que du marché des Émirats arabes unis, accessible à près de 6 000 produits « Made in DRC ».
La réunion a également mis en avant les nouvelles opportunités qu’offre l’intégration de la République démocratique du Congo dans la gouvernance mondiale de la filière cacao, à la suite de la promulgation de la loi ratifiant l’Accord international sur le cacao.
Par ailleurs, l’ANAPEX a présenté plusieurs propositions destinées à permettre aux produits congolais, notamment le cacao, le café, l’huile de palme, le caoutchouc, le soja, le sésame, le bois et leurs dérivés, de se conformer au nouveau règlement de l’Union européenne contre la déforestation, dont l’entrée en vigueur est prévue en janvier 2027.
Selon le directeur général de l’ANAPEX, Mike Tambwe, la traçabilité des produits, notamment grâce à la géolocalisation des zones agricoles, constituera un levier essentiel pour répondre aux nouvelles exigences du marché européen et renforcer la compétitivité des exportations congolaises.
Divine Mbala