À la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, a présenté le corridor de Lobito comme un levier stratégique pour favoriser l’intégration régionale et accélérer l’industrialisation de la RDC et des pays voisins.
La cheffe du gouvernement congolais a salué l’engagement de l’Angola, de la Zambie, des États-Unis d’Amérique, de l’Union européenne, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, ainsi que des institutions financières et du secteur privé en faveur de la réalisation de ce projet.
Selon Judith Suminwa, la réhabilitation de la liaison ferroviaire, la modernisation des infrastructures, la facilitation des échanges et les investissements dans le secteur énergétique pourraient contribuer à désenclaver les territoires, à réduire les coûts logistiques et à stimuler le commerce régional.
La Première ministre a toutefois insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la simple accélération de l’exportation des matières premières.
« Un corridor qui raccourcirait seulement le chemin de la mine au port ne ferait que reproduire le passé», a-t-elle souligné.
Pour Judith Suminwa, le corridor de Lobito doit ainsi devenir une véritable colonne vertébrale de l’industrialisation régionale, notamment à travers des investissements et des partenariats avec le secteur privé.
Par ailleurs, elle a appelé à bâtir avec les investisseurs des partenariats «transparents, durables et mutuellement avantageux », dans l’objectif de favoriser le développement économique de la région et de préserver les intérêts des générations futures.
Divine Mbala