Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, plaide en faveur de la création d'un fonds spécial pour renforcer le secteur.
"Il faut un fonds judiciaire d'urgence pour répondre à certains problèmes", a déclaré le ministre d'État, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, à la faveur d'un breifing spécial organisé le jeudi 22 octobre 2026 à Kinshasa.
Comme si cela ne suffisait pas, il a insisté :
"C'est grave qu'un ministère de la Justice comme le nôtre, avec 100 millions d'habitants, aie seulement un budget de 50 millions USD (...)".
Face à cette situation on ne peut plus inquiétante, il plaide pour une loi de programmation judiciaire :
"C'est pourquoi, avec un certain nombre des députés, nous sommes en train de voir comment arriver à avoir une loi de programmation judiciaire".
L’objectif affiché est de mobiliser des ressources supplémentaires afin de répondre aux besoins du secteur et d’améliorer l’accès des citoyens à la justice.
Cette proposition intervient dans un contexte où les besoins concernent autant la modernisation des infrastructures que l’amélioration des conditions de détention et le renforcement de la présence judiciaire sur l’ensemble du territoire.
Le ministre d'État, ministre de la Justice et Gardes des sceaux a aussi abordé les conditions de travail des magistrats et les infrastructures judiciaires. Il a rappelé le cadre constitutionnel et légal qui régit la gestion de la magistrature, notamment l’autonomie du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) en matière de budget de fonctionnement et de rémunération.
Le gouvernement entend, pour sa part, accompagner le pouvoir judiciaire à travers la mise à disposition d’infrastructures adaptées et le renforcement du cadre de concertation paritaire avec le CSM.
Bienvenu Ipan