Selon Robert Friedland, coprésident exécutif d'Ivanhoe Mines, une entreprise minière canadienne qui exploite le cuivre sur le site de Kamoa-Kakula en République démocratique du Congo (RDC), la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz pourrait provoquer la rareté des matériaux précurseurs nécessaires au maintien des activités de l'industrie minière, notamment l’acide sulfurique indispensable pour la production des anodes de cuivre.
Selon lui, si la situation au Moyen-Orient reste la même, un effet indirect sera la réduction de la production mondiale de cuivre en raison de la pénurie de cette matière, « produit chimique industriel le plus important dans le monde dans cette industrie ».
« Environ 20 % de l'offre mondiale de cuivre dépend d'un procédé qui utilise de l'acide sulfurique pour lessiver le cuivre des minerais oxydés. Avec environ 50 % de l'offre mondiale de soufre transporté par voie maritime coupée, les marchés du soufre et de l'acide sulfurique deviennent extrêmement tendus », renseigne-t-il.
Il présente ainsi Kamoa-Kakula, une mine de cuivre majeure en RDC, comme une solution « idéale », en tant que « producteur et vendeur, et donc non consommateur, d'acide sulfurique ».
« Notre fonderie de cuivre sur site produit de l'acide sulfurique haute résistance comme sous-produit, que nous vendons aux opérations minières de cuivre oxydé de la ceinture cuprifère de la RDC. Pour être clair, notre procédé industriel ne nécessite pas d'acide sulfurique pour produire des anodes de cuivre à 99,7 % de pureté », a-t-il fait savoir. »