La Norvège a annoncé une nouvelle enveloppe d’environ 54 millions de dollars américains destinée au Fonds de contingence sanitaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre la résurgence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda. L’annonce a été rendue publique ce vendredi 22 mai par le ministère norvégien du Développement international.
Cette contribution intervient dans un contexte de rapidité d’intervention au niveau international pour contenir la flambée épidémique. Selon les autorités norvégiennes, ce fonds dispose d’un mécanisme permettant de débloquer des moyens financiers en moins de 24 heures afin de soutenir les premières opérations sur le terrain.
L’OMS a d’ailleurs déjà mobilisé 3,9 millions de dollars pour soutenir les actions de riposte engagées contre Ebola dans les zones concernées.
Pour le ministre norvégien du Développement international, Åsmund Aukrust, la vitesse de réaction reste un facteur décisif lorsqu’une maladie dangereuse apparaît.
« Lorsqu’une maladie dangereuse se déclare, chaque heure compte. Nous devons pouvoir réagir immédiatement, avant que la situation ne s’aggrave », a-t-il déclaré, estimant qu’une intervention précoce permet de sauver des vies et de limiter la propagation des crises sanitaires.
La Norvège figure parmi les principaux soutiens financiers de ce mécanisme de l’OMS. D’après les chiffres communiqués par son ministère du Développement international, elle représentait plus de 46 % du financement du Fonds de contingence sanitaire en 2025.
Cette nouvelle contribution s’inscrit dans un soutien plus large aux actions sanitaires menées lors de crises humanitaires. L’an dernier, Oslo avait consacré environ 657 millions de couronnes norvégiennes à ce secteur, avec des appuis destinés notamment au Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, aux agences des Nations unies ainsi qu’à plusieurs partenaires humanitaires.
Au-delà des interventions liées aux épidémies, ces financements couvrent plusieurs domaines : soins d’urgence, campagnes de vaccination, santé maternelle et infantile, fonctionnement des hôpitaux de campagne, services ambulanciers et accompagnement psychosocial des populations touchées par des conflits ou des situations d’urgence.
Dans un contexte où les crises sanitaires se multiplient à travers différentes régions du monde, l’annonce des près de 54 millions de dollars met en lumière la nécessité de disposer de ressources immédiatement mobilisables dès les premières heures d’une urgence.
Jean-Baptiste Leni