Le groupe Perenco a rencontré, le 21 mai dernier, la ministre d'État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, pour présenter son projet de valorisation de ressources gazières du territoire de Muanda. Reçu, le directeur général de cette société, Ludovic Malcoste, a expliqué les avantages de ce projet, qui va non seulement profiter à la population congolaise mais également au trésor public.
La réserve gazière du territoire de Muanda, dans la province du Kongo central représente plus de 350 milliards de pieds cube, dont une grande partie est localisée dans les réservoirs de Liawenda et Kinkasi. Autrement, sa réserve est estimée à près de 11 milliards de m3 de gaz naturel. Elle concentre des gisements onshore et offshore, ce qui lui donne une place particulière.
Avec cette capacité, le gaz de Muanda peut servir une importante source d’énergie, et peut alimenter des centrales thermiques et réduire le déficit énergétique en République démocratique du Congo. Sa réserve est essentiellement exploitée par Perenco, une société pétrolière et gazière privée franco-britannique spécialisée dans l’exploration, la production et l’exploitation des hydrocarbures, avec une production d’environ 483 000 barils équivalent de pétrole par jour.
Dans ce projet, hormis la valorisation de ressources gazières, Perenco envisage également de construire une centrale électrique à gaz de 250 mégawatts, qui peut alimenter plusieurs villes de tailles moyennes et soutenir des zones industrielles.
La société a également lancé la construction d’un reseau de gazoducs terrestres d’environ 40 kilomètres afin d’acheminer le gaz depuis les puits vers un centre de compression et de distribution. De sa part, la ministre d'État, ministre des Hydrocarbures congolaise a salué le projet en attendant la suite.
Le pays regorge de ressources gazières importantes mais qui ne subissent aucune exploitation. Hormis le territoire de Muanda, le lac Kivu dispose également d’une réserve considérable, surtout en méthane et dioxyde de carbone. Il contient 55 à 60 milliards de m3 de méthane, et environ 300 milliards de m3 de dioxyde de carbone. Et son potentiel énergétique est estimé à environ 700 mégawatts d’électricité pendant plusieurs décennies.
Jean-Baptiste Leni