RDC : Tshisekedi exige un audit complet des accords internationaux signés par le pays

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PAR Deskeco - 01 juin 2026 12:30, Dans Actualités

 

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, veut s'assurer des résultats de nombreux accords conclus avec les partenaires internationaux. Lors de la réunion du Conseil des ministres de vendredi 29 mai dernier, il a instruit le gouvernement de dresser un état des lieux exhaustif de l'ensemble des accords signés et d'en évaluer le niveau réel d'exécution.

En 2025, la RDC a multiplié les partenariats bilatéraux et multilatéraux dans des secteurs aussi variés que les infrastructures, l'énergie, les mines, le commerce, l'agriculture, la santé, l'éducation, le numérique ou encore les investissements.

Selon le compte -rendu du Conseil des ministres, il estime qu'au-delà de leur signature, ces accords doivent « se traduire par des retombées tangibles sur les conditions de vie des Congolais ». Il a ainsi rappelé les orientations formulées lors de la 70e réunion du Conseil des ministres du 12 décembre 2025, consacrée notamment au suivi des accords stratégiques conclus avec les différents partenaires.

La Première ministre Judith Suminwa a été chargée de coordonner un exercice de recensement et d'évaluation de l'ensemble des engagements internationaux souscrits. 

« Chaque membre du gouvernement devra transmettre la situation détaillée des accords relevant de son secteur, qu'ils soient en cours d'exécution ou encore en attente de mise en œuvre. L'objectif est d'aboutir à l'élaboration d'une matrice consolidée qui servira d'outil de pilotage pour le gouvernement. Ce document devra notamment préciser les objectifs poursuivis par chaque accord, les bénéfices attendus pour le pays, le niveau d'exécution atteint, les difficultés rencontrées ainsi que les mesures correctives à envisager pour accélérer leur mise en œuvre », peut-on lire dans un compte rendu.

Pour le Président de la République, cet instrument doit permettre de disposer d'une visibilité claire sur l'état d'avancement des différents partenariats conclus par la RDC, d'identifier les responsabilités des administrations concernées et de renforcer la coordination entre les ministères impliqués. La matrice attendue devra être finalisée dans un délai de trente jours.

Une multitude d'accords conclus ces dernières années

Parmi les accords conclus ces dernières années, figure l'accord de financement conclu avec la Banque mondiale pour un montant global d'environ 1,9 milliard USD. Ce partenariat couvre notamment les infrastructures, la résilience aux inondations, le numérique, les transports, la gouvernance et le développement énergétique. Plusieurs projets stratégiques y sont intégrés, dont le développement de Grand Inga III, la transformation numérique et la modernisation des infrastructures de transport.

La RDC a également conclu avec le Fonds monétaire international un programme comprenant une Facilité pour la résilience et la durabilité d'environ 1,038 milliard USD destinée à soutenir les réformes liées à l'adaptation climatique, à la prévention des catastrophes naturelles et à la gestion durable des ressources naturelles.

Sur le plan industriel, le gouvernement a signé une convention avec le consortium chinois Sino-Congo Special Zone (SCSZ) pour la création d'une cité industrielle intégrée destinée à accueillir des activités industrielles, logistiques, commerciales et agro-industrielles.

L'année 2025 a aussi été marquée par le renforcement des discussions économiques avec les Émirats arabes unis autour des investissements, du commerce extérieur, des infrastructures et du secteur minier, avec une projection de 10 milliards USD à l'horizon 2030.

Dans le domaine des ressources naturelles, Kinshasa s'est engagée à renforcer la transparence du partenariat Sicomines et à améliorer la gouvernance du secteur extractif dans le cadre des réformes convenues avec le FMI.

Enfin, l'un des accords les plus emblématiques a été signé en décembre 2025 avec les États-Unis. Ce partenariat porte sur les minerais critiques et stratégiques, notamment le cobalt, le cuivre, le lithium et le coltan. Il vise à développer la transformation locale des minerais, à renforcer les infrastructures énergétiques et logistiques, à favoriser les transferts de technologies ainsi qu'à sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minerais indispensables à la transition énergétique mondiale.

Jean-Baptiste Leni

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