Le président de l'Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a effectué, dimanche 5 juillet 2026, une visite d'inspection sur le chantier des rocades de Kinshasa, en compagnie de plusieurs autres députés nationaux. La délégation était conduite par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, avec la participation du directeur général de l'Agence congolaise des grands travaux (ACGT), maître d'ouvrage délégué du projet.
À l'issue de cette visite, le président de la chambre basse a salué la qualité des ouvrages en cours de réalisation, tout en regrettant le ralentissement observé dans l'exécution des travaux. Selon lui, cette situation ne résulte pas d'un manque d'engagement des entreprises chargées du chantier, mais de difficultés administratives qui freinent l'évolution du projet.
« Nous sommes ici sur un projet qui va désengorger toute la ville de Kinshasa. Les travaux sont impressionnants, la qualité est du niveau international. Il y a de petits soucis par rapport au rythme des travaux, non pas parce que les entreprises ne travaillent pas comme il se doit, mais parce qu'il existe des problèmes administratifs qui ralentissent le projet », a déclaré Aimé Boji Sangara.
Avant d’ajouter,
« En tant que Parlement, représentant légitime du peuple congolais et autorité budgétaire, nous allons nous saisir immédiatement de ce dossier pour donner un coup d'accélération ».
Il a assuré que l'Assemblée nationale entend accompagner les différentes institutions concernées afin de lever les obstacles qui retardent l'avancement du chantier.
Longue de 67 kilomètres, la rocade de Kinshasa est conçue pour fluidifier la circulation dans la capitale congolaise et faciliter les déplacements entre plusieurs communes périphériques. Les travaux ont été lancés en juin 2024 par le président de la République, Félix Tshisekedi.
Le chantier est exécuté par la Société d'infrastructures sino-congolaise (SISC SA), sous la supervision de l'Agence congolaise des grands travaux (ACGT). Son coût prévisionnel dépasse 300 millions de dollars américains.
Le financement est assuré dans le cadre du programme de coopération sino-congolais à travers la SICOMINES. Initialement fixé à 3,2 milliards de dollars pour les infrastructures, ce programme a été réévalué à 7 milliards de dollars à la suite de la révision de la convention entre les deux parties en 2024.
Les autorités congolaises considèrent cette infrastructure comme l'un des projets routiers les plus importants en cours de réalisation dans la capitale, non seulement en raison de son rôle attendu dans l'amélioration de la mobilité urbaine et du développement des zones périphériques, mais aussi l’une des réalisations phares du régime de Félix Tshsisekedi.
Jean-Baptiste Leni