L’Inspection générale des finances (IGF) a clôturé, le jeudi 16 juillet, son séminaire de vulgarisation du Plan stratégique triennal 2026-2028 à l’intention des mandataires des entreprises et établissements publics, en appelant à l’instauration d’une nouvelle culture de gouvernance fondée sur la prévention, la transparence et la performance.
Au terme de deux jours d’échanges, les participants ont convergé vers une même conclusion : la modernisation de la gouvernance publique exige un contrôle systémique, préventif et orienté vers l’amélioration continue des performances des institutions publiques.
La deuxième journée des travaux a débuté par une communication de Patrick Ngulu Mbiombawhul, secrétaire exécutif de l’ANEP, consacrée au statut, au rôle et à la déontologie des mandataires publics. Son intervention a mis en avant les responsabilités juridiques, éthiques et managériales qui incombent aux dirigeants des entreprises et établissements publics.
Les échanges se sont poursuivis avec les interventions d’Alain Serge Lubelo, président de l’IIA RDC, sur l’importance du contrôle et de l’audit interne, puis de Jean-Marie Ntumba, président de l’ONEC, qui a souligné le rôle complémentaire du contrôle et de l’audit externe dans le renforcement de la bonne gouvernance.
La transformation numérique a également occupé une place centrale. À travers une communication sur la digitalisation et l’interopérabilité, le professeur Kodjo Ndukuma Adjay a démontré que la dématérialisation des procédures constitue un levier essentiel pour améliorer la transparence, l’efficacité et la redevabilité au sein des entreprises et établissements publics.
Les conclusions des travaux ont été présentées par le coordonnateur du secrétariat technique du séminaire, Paul Shelubale, à travers la lecture du rapport final et des principales recommandations issues des deux journées de réflexion.
La cérémonie a été marquée par la remise symbolique de brevets aux participants avant le discours de clôture de l’Inspecteur général des finances – Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii.
Dans son allocution, ce dernier a rappelé que le contrôle systémique promu par l’IGF ne vise pas la sanction, mais la prévention, l’accompagnement des réformes et l’amélioration continue de la gestion publique. Il a invité les mandataires à promouvoir la transparence et la redevabilité, à accélérer la digitalisation des processus de gestion et à placer durablement la culture des résultats au cœur de l’action publique.
Le Chef de service de l’IGF a également réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les gestionnaires publics avec professionnalisme, tout en veillant à la protection des intérêts de l’État. Évoquant les défis liés à la transition numérique, notamment en matière de sécurité des données, il a cité Mark Zuckerberg : « Le plus grand risque est de n’en prendre aucun », exhortant les responsables publics à faire de l’innovation un moteur de transformation.
Divine Mbala