Port sec de Kasumbalesa : estimé à 600 millions USD, le projet va générer à la RDC 2500 emplois indirects et 800 autres directs

Port sec de Kasumbalesa.
Port sec de Kasumbalesa.
PAR Deskeco - , Dans Actualités

 

Le projet du port sec de Kasumbalesa, à implanter dans la province du Haut-Katanga, est évalué à près de 600 millions USD. Il va générer 2500 emplois indirects et 800 autres directs. C'est ce qui ressort de la première journée de restitution des conclusions des travaux d'évaluation et de vérification organisée le lundi 24 août 2026 à Kinshasa, en présence du vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba.

Cette séance de travail a été tenue dans le but de consolider les éléments techniques, financiers et opérationnels nécessaires à la réalisation effective du projet.

"Évalué à près de 600 millions de dollars, le projet du Port sec de Kasumbalesa devrait générer environ 2 500 emplois durant sa phase de construction, puis quelque 800 emplois permanents, une fois opérationnel", a-t-on lu dans un communiqué.

À la frontière avec la Zambie, Kasumbalesa constitue l’un des principaux points de passage des marchandises entre la RDC et l’Afrique australe. La mise en place d’une plateforme logistique moderne doit ainsi contribuer à améliorer la gestion du fret, réduire les contraintes liées au transit et renforcer la compétitivité des échanges.

Au-delà de sa dimension, le projet s’inscrit dans une ambition plus large d’intégration économique régionale. Pour Kinshasa, le futur port sec doit notamment participer à l’intensification des échanges commerciaux avec les pays voisins et au positionnement de la RDC comme un maillon essentiel des corridors commerciaux de l’Afrique australe.

Cette orientation rejoint la vision défendue par le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, qui fait du développement des infrastructures et du désenclavement du territoire des leviers de transformation économique.

La présente séance de restitution marque une nouvelle étape dans le processus de mise en œuvre de cette infrastructure stratégique appelée à jouer un rôle majeur dans la fluidification du commerce régional.

Ont pris part à cette réunion, l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) et son partenaire sud-africain, Yellowstone Consortium. Mais aussi Standard Bank et Afreximbank, appelées à accompagner les différentes parties prenantes dans la mobilisation des financements et la structuration du projet.

Les travaux de restitution et d’examen des conclusions de ce projet interviennent quelques mois après la signature, le 1er décembre 2025, du contrat de concession portant sur la construction et l’exploitation du Port sec de Kasumbalesa. Ils doivent se poursuivre jusqu’au 26 août. Leur aboutissement devrait permettre aux différentes parties prenantes de dégager les prochaines étapes nécessaires à la matérialisation de ce projet.

Bienvenu Ipan 

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