Stratégie nationale de lutte antiérosive : le gouvernement de la RDC fixe des mesures sur 10 ans

Erosion
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PAR Deskeco - , Dans Actualités

Lors de la 97ᵉ réunion du conseil des ministres le vendredi dernier à Kinshasa, le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a adopté le dossier sur sa stratégie de lutte antiérosive à travers le pays, qui envisage des mesures à court, moyen et long terme.

« À court terme, donc de zéro à un an : la stabilisation urgente des têtes d'érosion actives, la poursuite et la finalisation des projets déjà engagés, la reprise des chantiers actuellement suspendus, la construction des connecteurs principaux des drainages », peut-on lire dans le compte rendu du conseil des ministres, lu par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.

Pour ce qui est des mesures à moyen terme, c'est-à-dire d'un à deux ans, le gouvernement envisage notamment « la réalisation des études globales des drainages urbains, l'élaboration des plans directeurs des drainages des principales villes, les études de bassins versants à risque, notamment à Kinshasa et dans les grandes agglomérations, et la mise à jour du cadre réglementaire de l'occupation des sols ».

Enfin, à long terme, c'est-à-dire de deux à dix ans, le gouvernement va mettre en œuvre « un programme décennal de lutte antiérosive et la construction progressive des grands ouvrages d'assainissement, notamment les bassins de rétention et les réseaux structurants des drainages ».

« Pour y parvenir, le ministère des Infrastructures et Travaux publics a sollicité la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de la problématique des érosions, l'autorisation de mobiliser immédiatement un premier financement afin d'assurer la continuité des travaux, l'inscription progressive des financements complémentaires nécessaires dans les programmations budgétaires », précise le document.

Les administrations concernées ont été appelées à renforcer la coordination intersectorielle en matière de drainage urbain.

« Pour le gouvernement, la lutte contre les érosions constitue un impératif de sécurité publique, de protection des populations et de préservation des investissements de l'État », conclut le document. 

Bruno Nsaka

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