ARSP : sous Miguel Kashal Katemb, l'autorité « n'était plus respectée », selon son successeur Ted Beleshayi

Photo d'illustration
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PAR Deskeco - , Dans Actualités

 

Le directeur général de l'Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Ted Beleshayi Kasanda, ne cache pas l'état dans lequel il a trouvé l'institution. Invité mardi 20 octobre du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, il a décrit une autorité affaiblie, dont l'image s'était fortement dégradée auprès des entreprises qu'elle est censée réguler.

Une institution qui n'était « plus respectée »

À son arrivée, le DG dit avoir trouvé un personnel « un peu démobilisé ». Sur la gestion de son prédécesseur, il s'est montré prudent : il attend les résultats d'un audit avant de se prononcer. Il succède à Miguel Kashal Katemb à la tête de l'ARSP. Il a en revanche été sans détour sur la perte de crédibilité de l'institution. 

« Pour une autorité de régulation, quand vous perdez de crédibilité, du coup, vous passez pour des racketteurs », a-t-il lâché. 

Selon lui, l'autorité « n'était plus respectée du tout ». Son premier défi a donc consisté à restaurer cette crédibilité pour que l'ARSP puisse exercer pleinement ses missions.

Des contrôles à cheval sur deux exercices

Pour y parvenir, Ted Beleshayi a d'abord revu les méthodes de contrôle. À son arrivée, une même entreprise pouvait être contrôlée deux ou trois fois sur un seul exercice. Les périodes de contrôle ne correspondaient pas non plus aux exercices comptables. Il a cité l'exemple d'un contrôle couvrant la période de mars 2024 à février 2025.

 « Comme contrôleur, je ne comprenais pas comment on peut chevaucher deux exercices comptables », a-t-il expliqué.

Le DG a détaillé l'enjeu technique. Pour vérifier qu'une entreprise principale a payé des sociétés non éligibles, les inspecteurs doivent examiner les journaux de banque, les balances auxiliaires fournisseurs et les grands livres. Or, sans exercice comptable clôturé, ces documents ne reflètent que des chiffres provisoires. Ce sont « des petites choses comme ça » que l'ARSP a recadrées, a-t-il souligné.

Des contrôlés qui ne comprenaient plus la démarche

Pour Ted Beleshayi, la crédibilité passe aussi par le professionnalisme des inspecteurs face à des interlocuteurs qualifiés. Les responsables des entreprises contrôlées sont des gens formés, a-t-il rappelé. Lorsqu'ils comprennent l'approche du contrôle, ils reconnaissent le sérieux de l'autorité. Jusqu'ici, a-t-il reconnu, même les entreprises contrôlées ne comprenaient plus pourquoi les inspecteurs de l'ARSP leur réclamaient autant de documents.

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