RDC-Banque mondiale : un nouveau cadre de travail pour accélérer les investissements le long des corridors Inga, Lobito et Centre-Est

Le ministre en charge du Plan, Guylain Nyembo, et directeur des opérations de la Banque mondiale, après leur rencontre de  jeudi 29 janvier 2026 à Kinshasa
Le ministre en charge du Plan, Guylain Nyembo, et directeur des opérations de la Banque mondiale, après leur rencontre de jeudi 29 janvier 2026 à Kinshasa
PAR Deskeco - 30 jan 2026 10:41, Dans Actualités

La République démocratique du Congo et la Banque mondiale se sont accordées pour évaluer de nouvelles perspectives de coopération stratégique. À l’issue d’une séance de travail tenue à Kinshasa jeudi 29 janvier 2026, le vice-Premier ministre, ministre en charge du Plan, Guylain Nyembo, et Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale, se sont accordés sur la mise en place d’un nouveau cadre de travail.

Cette perspective vise à accélérer la préparation et la mise en œuvre des projets d’investissements structurants le long des corridors Inga, Lobito et Centre-Est (Mbuji-Mayi–Bukavu).

Considérés comme de véritables leviers de transformation économique et d’intégration territoriale, ces corridors occupent une place centrale dans la stratégie de développement du pays. 

Les deux personnalités ont également échangé sur les mécanismes à adopter pour renforcer l’efficacité de l’action publique et optimiser l’impact des financements, dans un contexte où la RDC cherche à améliorer la connectivité, stimuler la croissance régionale et attirer davantage d’investissements.

Le nouveau cadre de travail envisagé vise notamment à renforcer la coordination interministérielle, à améliorer la maturité des projets et à assurer une meilleure cohérence entre les priorités nationales de développement et l’appui de la Banque mondiale. 

Cette démarche s’inscrit également dans la perspective de l’élaboration du prochain Cadre de Partenariat Pays, document stratégique qui définira les axes majeurs de la coopération entre la RDC et l’institution de Bretton Woods pour les années à venir.

À l’issue des échanges, Albert Zeufack a salué la convergence de vues entre les deux parties, soulignant l’importance d’une approche coordonnée et pragmatique. 

« Nous avons convenu de mettre en place un cadre de travail qui permettra non seulement d'accélérer la préparation des projets, mais aussi de fluidifier la collaboration interministérielle indispensable à leur définition et à leur mise en œuvre », a-t-il déclaré.

Pour la partie congolaise, cet engagement traduit la volonté de passer plus rapidement de la planification à l’exécution, en s’appuyant sur des projets structurants capables de transformer durablement les territoires concernés. 

En juin 2025, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale avait approuvé le financement de quatre projets en République démocratique du Congo d’un montant de plus de 1,49 milliard USD. Selon l’institution de Bretton Wood, ces projets visent, sur une certaine période, à renforcer la résilience climatique, améliorer la gouvernance, développer les infrastructures de transport et soutenir les communautés autour du futur projet hydroélectrique Inga 3.

Parmi les financements approuvés figure un Projet de Résilience aux Inondations Urbaines d’un montant de 200 millions USD, destiné à réduire les risques d’inondation à Kinshasa et Kalemie. Près de trois millions de personnes sont concernées, selon la Banque mondiale.

Un soutien budgétaire de 600 millions USD avait également été accordé à la RDC dans le cadre d’un projet de gouvernance, transparence et résilience économique, pour appuyer des réformes dans la gestion des finances publiques, la lutte contre la corruption, le système judiciaire et le secteur de l’énergie.

Jean-Baptiste Leni

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