Le climat de collaboration reposé sur la confiance ne semble plus être entre l’actuel directeur général de l’Office congolais du contrôle (Occ) et l’actuel ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku. Dans une correspondance dont un extrait est posté sur l’un de réseaux sociaux du ministère de Commerce extérieur, Julien Paluku charge le numéro un de cette structure étatique du contrôle de produits à importer d’avoir fait perdre à l’Etat congolais ses recettes évaluées à plusieurs milliers de dollars américains au cours de l’année 2025.
Cette perte, selon le ministre en charge du Commerce extérieur, est intervenue grâce à une manœuvre de mise en place d’un système informatique « parallèle » du contrôle des produits d’importations implémentée par le directeur général de cette structure.
« Le DG de l'OCC, Etienne Tshimanga Mutombo accusé par le Ministre du Commerce Extérieur d'installer un système informatique parallèle de contrôle des importations au détriment du trésor public, une perte évaluée à des milliers de dollars américains pour l'an 2025 », peut-on lire dans l’extrait de correspondance posté.
Cette révélation au début de la nouvelle année 2026 peut toutefois marquer l’issue d’une démarche de suivi exercé par le ministère de tutelle sur cette pratique, et une volonté d’y mettre fin, afin de rationaliser les recettes de l’Etat et promouvoir la transparence lors du nouvel exercice.
« Une action disciplinaire est ouverte contre le DG qui a 20 jours pour présenter ses moyens de défense indique la lettre du Ministre Julien Paluku Kahongya » ajoute-t-il.
Ce que l’on peut attendre pour la suite ?
Face aux accusations de pertes financières liées notamment à la mise en place d’un système informatique parallèle, la seule issue crédible demeure la recherche des faits par des mécanismes institutionnels.
La commande urgente d’un audit technique et financier indépendant, confié à l’Inspection générale des finances ou à un cabinet agréé, apparaît comme la clé pour établir les responsabilités réelles et préserver à la fois le Trésor public et la présomption d’innocence.
Dans l’attente des conclusions, une mesure d’équilibre consisterait à suspendre le système incriminé, sans sanctionner hâtivement les personnes concernées, afin d’éviter toute politisation du dossier et toute rupture du service public.
Une approche fondée sur la transparence et l’audit apparaît ainsi comme la seule voie pour garantir crédibilité, apaisement institutionnel dans ce dossier.
Jean-Baptiste Leni