Dans son rapport publié au mois de mars, la Banque mondiale est revenue sur les progrès enregistrés par l’économie mondiale, malgré les tensions commerciales liées notamment aux conflits au Moyen-Orient. La croissance mondiale s’est ainsi établie à 2,7 %. Cette dynamique a également profité à l’Afrique subsaharienne, où la croissance a atteint 4 %, soutenue notamment par le recul de l’inflation et la vigueur de la demande intérieure.
Dans ce contexte, renseigne le rapport de la Banque mondiale, la République démocratique du Congo a maintenu une croissance économique robuste, estimée à 5,5 % en 2025, contre 6,1 % en 2024. Bien qu’en léger recul, cette performance demeure supérieure à la moyenne régionale. Le secteur minier, en particulier la production de cuivre, a continué de jouer un rôle central, compensant partiellement les effets de la suspension temporaire des exportations de cobalt.
Cependant, cette croissance met en évidence une dépendance persistante de l’économie congolaise à un nombre limité de matières premières. Elle reste fortement concentrée dans des secteurs à forte intensité de capital, générant peu d’emplois. En conséquence, les retombées sociales demeurent limitées, alors que près de 81,7 % de la population vivait encore sous le seuil de pauvreté en 2024.
Sur le plan extérieur, la RDC a enregistré une amélioration notable. Le déficit courant s’est réduit à 3,6 % du PIB en 2025, soutenu par les exportations de cuivre et la hausse des prix de l’or. Toutefois, cette amélioration reste fragile face à la volatilité des marchés internationaux.
Ce rapport intervient dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques persistantes, notamment la guerre entre Israël et l’Iran, qui accentue l’incertitude sur les marchés internationaux. Ces tensions exercent une pression sur les prix de l’énergie et perturbent les chaînes d’approvisionnement mondiales, avec des répercussions directes sur les économies dépendantes des importations de produits pétroliers, comme la RDC.
Divine Mbala