La République démocratique du Congo continue de dépendre fortement du secteur extractif, ce qui rappelle la nécessité de diversifier son économie. En 2023, les recettes courantes et les recettes exceptionnelles de l’État se sont élevées à plus de 9 746 211 760 dollars américains, selon le rapport de la Cour des comptes analysant la loi portant reddition des comptes pour l’année indiquée.
Pourtant, 5 846 198 315 USD de ces revenus, soit environ 60 %, ont été générés par le secteur extractif (mines et pétrole), selon le dernier rapport de l’Initiative pour la transparence dans le secteur extractif (ITIE), publié au début de l’année 2026.
La plus grande partie de ces revenus est tirée du secteur minier, soit 95,99 % (5 611 897 295 USD), contre 4,01 % seulement pour le secteur pétrolier (234 301 020 USD).
Cette dépendance de la RDC aux ressources minières la rend vulnérable face aux chocs extérieurs, notamment en cas de chute des cours des matières premières à l’international, qui peut à tout moment provoquer une baisse des recettes de l’État.
Ceci peut compromettre le financement de plusieurs projets d’infrastructures routières, énergétiques, sanitaires et éducatives, dont le pays a fortement besoin pour son développement.