DESKECO STORY|la part des dépenses en procédure d’urgence diminue après un pic au deuxième trimestre 2025

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PAR Deskeco - 09 mar 2026 07:46, Dans Finances

Selon un document du ministère des Finances consulté par DESKECO.COM, la part des dépenses publiques exécutées en procédure d’urgence en République démocratique du Congo a nettement reculé au quatrième trimestre 2025. Après un pic au deuxième trimestre de l’année, cette proportion s’est établie à 10,78 % des dépenses totales entre octobre et décembre.

Une baisse marquée à la fin de l’année

Les dépenses publiques exécutées en procédure d’urgence ont représenté 10,78 % des dépenses totales au quatrième trimestre 2025, selon un document du ministère des Finances consacré à la « situation provisoire des dépenses publiques exécutées en procédure d’urgence pour la période du quatrième trimestre 2025 ».

Sur la période octobre-décembre 2025, les dépenses publiques totales se sont élevées à 8.745,06 milliards de francs congolais (CDF). Parmi celles-ci, 943,14 milliards de CDF ont été exécutées selon la procédure d’urgence.

Le reste des dépenses, soit 7.801,92 milliards de CDF, a été exécuté selon la procédure budgétaire standard, ce qui représente 89,22 % du total.

Une évolution contrastée au fil des mois

Dans le détail mensuel, le recours à la procédure d’urgence a varié de manière significative au cours du trimestre.

En octobre 2025, ces dépenses ont représenté 18,50 % du total mensuel, soit 450,94 milliards de CDF sur 2.437,50 milliards de CDF de dépenses publiques.

En novembre, la proportion a nettement reculé à 5,27 %, avec 166,00 milliards de CDF de dépenses exécutées en urgence sur 3.152,11 milliards de CDF.

En décembre, la part des dépenses exécutées selon cette procédure s’est établie à 10,34 %, correspondant à 326,20 milliards de CDF sur 3.155,45 milliards de CDF de dépenses.

Le poids déterminant des dépenses sécuritaires

Le document du ministère des Finances indique que la très grande majorité des dépenses exécutées en procédure d’urgence est liée à des dépenses exceptionnelles, principalement dans le domaine de la sécurité.

Sur les 943,14 milliards de CDF exécutés selon cette procédure au quatrième trimestre, 902,22 milliards de CDF, soit 95,66 %, correspondent à des dépenses exceptionnelles.

À l’intérieur de cette catégorie, les dépenses sécuritaires représentent 881,95 milliards de CDF, soit 93,51 % des montants exécutés en procédure d’urgence.

Les dépenses de fonctionnement des institutions représentent pour leur part 40,92 milliards de CDF, soit 4,34 %.

Le ministère précise que hors dépenses sécuritaires liées aux opérations en cours à l’Est du pays, la part des dépenses exécutées en procédure d’urgence au quatrième trimestre 2025 tombe à 0,70 %.

Une diminution par rapport au trimestre précédent

La baisse observée au quatrième trimestre intervient après un niveau plus élevé au trimestre précédent.

Au troisième trimestre 2025, les dépenses exécutées en procédure d’urgence avaient atteint 1.449,30 milliards de CDF.

Ces dépenses étaient composées de 1.405,85 milliards de CDF de dépenses exceptionnelles, soit 97 % du total, et de 43,45 milliards de CDF de dépenses de fonctionnement des institutions politiques, soit 3 %.

Selon le document, l’ensemble de ces dépenses avait été régularisé.

Une publication liée aux engagements de transparence

La publication de ces données s’inscrit dans la démarche de transparence budgétaire engagée par les autorités congolaises.

Le ministère des Finances indique que cette communication intervient dans le cadre de la mise en œuvre de la bonne gouvernance financière et des engagements pris dans le programme économique appuyé par le Fonds monétaire international (FMI).

Les données publiées par le ministère montrent ainsi une baisse progressive du recours à la procédure d’urgence au cours de l’année 2025, après un pic de 20,97 % au deuxième trimestre, pour atteindre 10,78 % au quatrième trimestre, soit une réduction de plus de dix points en six mois.

 

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