La guerre entre l’Iran et Israël suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. Au-delà des pertes humaines et des destructions, ce conflit risque d’entraîner une instabilité accrue au Moyen-Orient, une hausse des prix du pétrole et de nouvelles tensions sur l’économie mondiale.
Pour l’analyste politique, Christian Moleka, les répercussions de cette crise pourraient également se faire sentir en République démocratique du Congo. Il estime que l’escalade militaire dans la région pourrait provoquer un nouveau choc sur les marchés pétroliers.
« La guerre iranienne peut avoir un impact énorme, pas seulement sur le Congo mais sur le monde. À l’allure où vont les choses, l’une des conséquences les plus évidentes est la possibilité d’avoir un troisième choc pétrolier, avec une hausse incalculable des prix du carburant », explique-t-il.
Selon lui, cette situation pourrait affecter l’ensemble de l’économie mondiale, mais aussi les pays fortement dépendants des importations de carburant, comme la RDC.
« Quand le prix de l’énergie augmente, cela impacte toute la chaîne des dépenses : l’alimentation, la mobilité et bien d’autres secteurs. Nous devons donc nous préparer à des hausses potentielles du carburant à la pompe, avec des conséquences directes sur le pouvoir d’achat des consommateurs », précise le politologue.
L’analyste évoque également les risques liés à une éventuelle perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce international du pétrole
« Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, qui est un passage important, cela pourrait perturber la logistique mondiale. Les coûts des produits importés vont augmenter. Et nous, qui dépendons largement des importations, notamment des marchandises provenant de Dubaï, pourrions voir notre capacité d’importation fortement affectée »
Que prévoit le gouvernement congolais ?
En ce qui concerne la Republique démocratique du Congo, le gouvernement rassure que la situation actuelle d'approvisionnement en produits pétroliers est globalement maîtrisée.
« En ce qui concerne notre pays, le ministre de l'Aménagement du territoire a, au nom de la ministre d'État en charge des Hydrocarbures, en mission, rassuré que la situation actuelle de l’approvisionnement en produits pétroliers demeure globalement maîtrisée. Le stock disponible permet d’assurer la couverture des besoins du pays jusqu’au mois de juin, tandis que plusieurs navires transportant des cargaisons sont attendus dans les prochaines semaines afin de renforcer le niveau de stockage et de garantir la continuité de la distribution sur le marché intérieur» indique le compte rendu du conseil des ministres de ce vendredi 14 mars 2026
Divine Mbala