Lors d’une conférence de presse qui a suivi la réunion ordinaire du Comité de politique monétaire de la Banque centrale de la République démocratique du Congo (RDC) ce jeudi 9 avril, André Wameso, gouverneur de la banque, a indiqué que la constitution des réserves de l’or artisanal pour le convertir en or monétaire va notamment permettre de lutter contre la contrebande de l’or artisanal dans le pays.
« Évidemment, ça doit avoir un impact d’abord sur les filières illicites qui fondent la contrebande de notre or », a dit Wameso à la presse.
Selon lui, cette opération va également « permettre à la BCC de pouvoir répondre à ces exigences de constitution des réserves efficaces pour faire face aux éventuels chocs que peut subir notre pays ».
Il a par ailleurs indiqué que la DRC Gold Trading, qui a signé un partenariat avec la BCC, va assurer la chaîne d’approvisionnement de l’or artisanal, et la BCC, de son côté, va respecter les critères de traçabilité et de conformité édictés par les instances internationales.
« La BCC n’est pas directement un acteur du marché de l’or monétaire parce que l’acteur principal, qui est en contact avec les artisans miniers, c’est DRC Gold », a martelé le gouverneur de la Banque.
Les réserves d’or artisanal constituées seront transformées en or monétaire et stockées à l’extérieur et à l’intérieur du pays.
La BCC a annoncé ce jeudi 9 avril 2026 qu’elle a commencé à accumuler l’or brut artisanal pour le transformer en or monétaire. En effet, la BCC a signé le 20 février dernier un contrat avec la DRC Gold Trading SA, une société ayant l’État comme actionnaire majoritaire.
« Cette stratégie répond principalement aux objectifs ci-après : (i) diversifier ses réserves internationales, (ii) renforcer la confiance dans la politique monétaire, et (iii) constituer un matelas susceptible d’amortir les chocs liés aux fluctuations des marchés », écrit la BCC dans son communiqué de ce jeudi.